Le chauffage collectif dans le bassin parisien

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

La grande particularité du bassin Parisien est d’offrir une très bonne coïncidence entre les ressources géologiques et la demande de chauffage, puisque de nombreuses agglomérations sont situées au droit d’aquifères continus. En effet, ce bassin sédimentaire comporte cinq grands aquifères dont le Dogger qui s’étend sur plus de 15 000 km2 avec des températures variant de 56 à 85°C. Ce réservoir assure aujourd’hui le fonctionnement de 34 installations géothermales alimentant ainsi près de 500 000 habitants de la région parisienne.

Au début des années 80, la géothermie basse énergie a connu un rapide démarrage sous les effets des chocs pétroliers et de la mise en place de politiques incitatives. Près d’une centaine d’opérations en majorité dans le Bassin parisien sont alors réalisées jusqu'en 1985 où des problèmes économiques (cours du pétrole), techniques (corrosion et dépôts dans les tubages) et financiers (prêts contractés avec des taux élevés en période d’inflation vite révolue) stopperont net le développement de la filière.

En 1989, les pouvoirs publics vont s'engager dans une négociation avec les maîtres d'ouvrage du Bassin parisien. Le rééchelonnement des prêts permettra de sauver une trentaine d’exploitations. Au plan technique, les problèmes de corrosion liés à la nappe du Dogger seront alors progressivement résolus. Depuis, les exploitations se sont poursuivies sans baisse des températures, conformément aux modèles développés par le BRGM.

Depuis 2008, un vaste plan voté par la Région relance la géothermie en Ile-de-France. Ce"plan régional pour la géothermie en Ile de France dans l'habitat et le tertiaire" identifie douze nouveaux sites de production et six sites exitants à réhabiliter, ce qui permettraient de chauffer l'équivalent de 30 000 équivalents logements.

Les aquifères profonds du bassin parisien

Coupe du bassin parisien ©ADEME- BRGM Formé par un empilement de couches sédimentaires qui se sont déposées au cours des trois dernières ères géologiques sur un socle cristallin ou granitique plus ancien, le Bassin parisien possède la particularité d'être très stable.

Cinq grands réservoirs aquifères géothermaux y ont été recensés, dans différentes couches de sédiments. La plus connue et la plus exploitée est celle du Dogger (un étage du Jurassique) dans la région Ile de France. Ce réservoir, calcaire, qui s'étend sur 15 000 km2, offre des températures variant entre 56°C et 85°C et assure le fonctionnement de 34 installations géothermales.

Mais dans la région Centre, ce sont les sédiments gréseux du Trias qui permettent à Châteauroux de chauffer 1 310 logements HLM. Et à Paris, un autre réservoir situé dans les sédiments de l'Albien (les “sables verts”) assure le chauffage et la climatisation de l'écoquartier du Fort d'Issy les Moulineaux. Les sédiments du Lusitanien et du Néocomien sont, quant à eux, peu exploités, bien que leurs ressources ne soient pas négligeables comme en témoigne la nouvelle opération du Plessis-Robinson sur le Néocomien."

http://www.geothermie-perspectives.fr/article/chauffage-collectif-bassin-parisien

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