Le positionnement géographique de Reims et l'histoire

source: http://www.audrr.fr/territoire-mode-de-vie/grands-territoires/bassin-parisien.html

 

Au sens géographique, le Bassin parisien est un vaste territoire aux frontières imprécises, occupant la plus grande partie de la France du nord et dans lequel l’influence de Paris est prépondérante.

Au sens institutionnel, le Bassin parisien est un concept lancé en 1992 par la DATAR qui a élaboré dans le « Livre blanc du Bassin parisien » une politique

 d’aménagement à l’échelle de ce territoire. Le découpage est basé sur les limites géographiques naturelles du bassin, légèrement modifiées. Cet ensemble de couronnes périphériques comprend six régions, dont l’Ile de France, ainsi que les départements de l’Yonne et de la Sarthe. Il inclut la Champagne-Ardenne et la Basse-Normandie qui, initialement, n’en faisaient que partiellement partie et ont souhaité y être totalement intégrées.

Positionnement de Reims

Une tentative de rééquilibrage de la croissance dans le Bassin parisien a été entreprise en 1973 avec la politique des zones d'appui destinées à déconcentrer le trop-plein de la croissance francilienne. Tête de réseau de la zone d'appui nord-champenoise (ZANC), Reims a bénéficié à ce titre de l'implantation de son université et d'équipements structurants. La crise pétrolière, la baisse démographique, la nouvelle politique de décentralisation, mais aussi la création de villes nouvelles comme points de fixation du développement urbain ont coupé court au projet. 

 

En 1990, dans le contexte de la décentralisation, cette demande de rééquilibrage est réapparue, portée par plusieurs villes du Bassin parisien regroupées dans « l'Association des Villes à une heure de Paris » créée à l’initiative du District de Reims.

 

Devenue « Association des Villes du Grand Bassin parisien » en 1998, elle réunit les 18 principales villes de province situées dans la zone d’influence de la capitale, désireuses d’exploiter tout leur potentiel de développement en bonne intelligence avec la région parisienne mais aussi d’être associées aux réflexions pour l’élaboration du Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF).

 

Ces réflexions ont montré la nécessité de dépasser le strict cadre régional : les mobilités et les réalités économiques, urbaines, sociales, environnementales constituent aujourd’hui de nouveaux espaces territoriaux de part et d’autre des limites administratives de la région–capitale.

 

Le territoire compris entre l'Ile-de-France et les secteurs à faible densité de population de l'Est représente un point d'appui possible pour une métropolisation reposant sur un réseau de villes à taille humaine. C’est l’objet du G10, une association de 10 villes moyennes dont Reims est le pôle d’attraction, qui a pour vocation de mener des politiques communes, sur les questions du logement et de la mobilité par exemple.

Histoire de flux

Les premiers flux importants entre Paris et Reims remontent à l’époque où les Rois de France se faisaient sacrer en la cathédrale et que la cour s’y transportait pour la durée des festivités. Plus massivement, les relations directes entre les deux villes se sont développées à partir de 1974 avec la création de l’autoroute A4 dont Jean Taittinger, le maire de l’époque, est parvenu à infléchir le tracé pour qu’elle traverse la ville où elle joue le rôle de distributeur urbain. Le TGV Est européen, mis en service en juin 2007, a entraîné à son tour un renouveau des échanges en réduisant considérablement, par le temps gagné, la distance entre Reims et Paris. 

 

En 1990, on comptait 2,5 rémois travaillant en Ile-de- France pour un Francilien exerçant à Reims. En 1999, ce rapport n'est plus que de 1,6. Dans la même période, 106 entreprises ont quitté l'agglomération rémoise pour l'Ile-de-France, dont une seule comptant plus de 20 salariés. Dans le sens inverse, Reims a attiré 108 délocalisations, dont 5 de plus de 20 salariés.