Vers un pôle métropolitain aux portes de Paris

Source: http://www.audrr.fr/territoire-mode-de-vie/grands-territoires/g10.html

Histoire

Au début des années 1970, le Livre blanc propose d’établir des « métropoles d’équilibre » capables de contrebalancer l’influence de Paris et d’organiser des réseaux urbains régionaux. Les bases de développement de la Zone d’appui du Nord Champenois (ZANC) sont jetées, avec Reims comme pôle majeur.

 

Il s’agissait de convaincre les élus des principales villes (Epernay, Châlons-sur-Marne, Rethel, Saint Ménehould, Laon, Reims et Vitry-le-François) qui structurent cette vaste zone d’unir leurs efforts, de coopérer et surtout de ne pas mettre en œuvre des politiques concurrentielles.

 

Cette vision du grand territoire et de sa construction collective ont été progressivement abandonnées par les communes au profit de leurs aires urbaines respectives, organisées entre la ville centre, l’agglomération et plus récemment avec les Pays, intégrés dans les Scot pour la plupart.

 

L’appel à coopération métropolitaine lancé en 2004 par la DATAR pour favoriser l’émergence de coopérations à l’échelle des métropoles françaises a servi d'impulsion à la constitution d'un nouveau système de relations locales.

 

Le maillage autoroutier structurant (A4, A26, A34), la desserte TGV, le rayonnement de l’Université et du CHU, les nouvelles mobilités, l’accélération des parcours résidentiels ont modifiés à la marge les pourtours de cet espace qui s’est ouvert à Charleville-Mézières et Sedan, à Soissons et Château-Thierry.

 

La décroissance démographique généralisée, la faible attractivité liée à l’absence d’une véritable notoriété ont accentué l’urgence à fédérer les énergies, les atouts et les potentiels réels de ce territoire formé de 10 villes qui, ensemble, dépassent le seuil critique des 500 000 habitants.

 

Une nouvelle dynamique territoriale s’amorce en 2005 au sein d’un groupe informel, le G10. Des rencontres thématiques régulières permettent de travailler sur des points de convergence. Une charte pour un rayonnement métropolitain est adoptée en 2006.

 

La période post-électorale 2008-2009 a permis aux nouveaux exécutifs des agglomérations et villes du G10 de se ressaisir de ce projet et de passer à une phase plus opérationnelle.

 

Association

Intégrée dès l’origine aux réflexions sur le développement de ce territoire, l’Agence d’urbanisme a accompagné ce mouvement de coopération jusqu’à une forme plus structurée.

 

L’association pour le développement de l’espace métropolitain du G10 a été créée le 22 janvier 2010 à Châlons-en-Champagne. Son objectif : constituer une forme de gouvernance nouvelle pour cet espace de projet et définir les stratégies indispensables au développement durable du territoire.

Son conseil d’administration est composé de :

  • Châlons-en-Champagne : M. Bourg-Broc (Député-Maire)
  • Communauté d’agglomération Cités en Champagne : M. Fermier (Vice-Président)
  • Charleville-Mézières : M. Theret (adjoint au maire)
  • Communauté d’agglomération Charleville-Mézières : Mme Ledoux (Présidente)
  • Château-Thierry : M. Krabal (Maire)
  • Communauté de communes de la Région de Château-Thierry : Mme Fusellier (Présidente)
  • Epernay : M. Leroy (Maire)
  • Communauté de communes Epernay-Pays de Champagne : M. Madeline (Président)
  • Laon : M. Lefèvre (Maire)
  • Communauté de communes du Pays Laonnois: M. Dorel (Vice-Président)
  • Reims : Mme Hazan (Maire)
  • Communauté d’agglomération Reims Métropole : M. Lescouet (Vice-Président)
  • Rethel : M. Deramaix (Maire)
  • Sedan: M. Apotheloz (1er adjoint)
  • Communauté de communes du Pays Sedanais : M. Herbillon (Président)
  • Soissons : M. Day (Maire)
  • Communauté d’agglomération du Soissonnais : Mme Chalmin (Vice-Présidente)
  • Vitry le François : M. Bouquet (Maire)
  • Communauté de communes de Vitry le François : Mr Yon (1er Vice-Président)

Le travail s’organise en 5 commissions : emploi/économie, transport/mobilité, formation/enseignement supérieur/recherche, développement durable, culture/patrimoine/sport/tourisme.

La réflexion sur Reims 2020, à laquelle les élus des 9 autres collectivités ont été invités à participer, a confirmé que l’échelle du G10 est la plus pertinente pour envisager des stratégies de développement durable du territoire et transformer un bassin de vie en un nouveau modèle de métropole polyconcentrique discontinue dont Reims serait l’épicentre naturel.

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