Le financement de la Société du Grand Paris entre dans une phase délicate

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

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Le financement de la Société du Grand Paris entre dans une phase délicate
Par Dominique Malecot | 18/09 | 07:00

La Société du Grand Paris ne pourra pas faire l'économie de la dotation en capital à inscrire dans la loi de programmation pluriannuelle en préparation.

Même si le projet Grand Paris est conçu comme un outil de développement économique et doit permettre de transformer l'agglomération parisienne en ville durable, la question de son financement est lancinante.

A court terme, tout va bien. La Société du Grand Paris (SGP) dispose de recettes fiscales qui lui permettent de faire face à ses engagements. L'Ifer, l'impôt sur les sociétés de réseau, lui apporte une soixantaine de millions d'euros par an provenant de la RATP et la taxe spéciale d'équipement quelque 117 millions d'euros. Enfin, la taxe locale sur les bureaux contribue à son budget à hauteur de 155 millions d'euros. En principe, la SGP devrait récupérer fin 2013 les 95 millions prélevés annuellement sur cette dernière pour financer l'Anru. « Nous aurons alors des rentrées de 400 à 450 millions d'euros par an » , rappelle de président du directoire de la SGP, Etienne Guyot.

Dans l'immédiat, le budget de la SGP augmente au rythme de sa montée en puissance. De 8 millions d'euros en 2010, il a plus que triplé en 2011 pour atteindre 31 millions d'euros et il triple encore cette année à 90 millions d'euros. « Cet argent est absolument indispensable à la mise en oeuvre du projet », explique-t-on à la SGP. A elles seules, les acquisitions foncières à réaliser sur le premier tronçon du Grand Paris Express, la ligne Rouge sud, représenteront 270 millions d'euros. En attendant, les sommes qui ne sont pas dépensées pour le moment contribuent à assurer la trésorerie de l'Etat.

Quelques craintes

De plus, la SGP paie sa part -300 millions d'euros -du prolongement de la ligne 14 du métro parisien entre la gare Saint-Lazare et la mairie de Saint-Ouen réalisé sous l'égide du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF). Ce tronçon qui doit contribuer à alléger le trafic de la ligne 13, surchargée, est aussi destiné à s'intégrer dans la ligne Bleue du métro Grand Paris Express.

Les principales craintes de la SGP pourraient porter sur son financement à moyen terme. Les taxes qui l'alimentent ne semblent pas devoir être remises en cause dans le cadre de la prochaine loi de Finances. En revanche, la dotation en capital de SGP, dont la première tranche d'un peu moins de 1 milliard d'euros -sur 4 à terme -doit intervenir à l'horizon 2015, n'est pas acquise. Elle devrait en principe figurer dans la loi de programmation 2013-2015 en cours d'élaboration. Cette somme serait en fait versée sur un fonds d'affectation spécial, mais rien ne semble officiellement décidé. Cette dotation en capital est vitale pour le projet, puisqu'elle permettra en fait à la SGP d'emprunter à des conditions intéressantes. « La décision appartient au gouvernement et ne relève pas de ma responsabilité », élude Etienne Guyot. Le président de la SGP note cependant que le projet fait désormais l'unanimité. Un autre haut fonctionnaire se dit, lui, « confiant ».

D. MA., Les Echos
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Publié dans Grand Paris

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