Proximité avec le bassin parisien, les conséquences démographiques, l'exemple de Montargis

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

En 2009, selon l’INSEE, pour 1.090 personnes de l’Île-de-France venant travailler sur le Montargois, il y en avait 6.193 qui faisaient le chemin inverse. Notamment par le train.? - archives

En 2009, selon l’INSEE, pour 1.090 personnes de l’Île-de-France venant travailler sur le Montargois, il y en avait 6.193 qui faisaient le chemin inverse. Notamment par le train.? - archives

L’agglomération montargoise oscille entre l’urbain et le semi-rural. Une situation validée par les mouvements de population.

Jeudi soir, lors du conseil municipal à Montargis, Jean-Pierre Door, le maire, a répondu aux remarques de l'opposition signalant que le nombre d'habitants était en baisse : « Le recensement doit se voir sur un plan communautaire. Les populations se déplacent d'une commune à l'autre. Elles vont vers les zones semi-rurales ».

Le maire a cité l'exemple de Cepoy. Depuis 1999, la population a augmenté de 13,71 % pour s'établir à 2.347 habitants. Quand Montargis perd 354 habitants (- 2,36 %) et Châlette-sur-Loing 919 habitants (- 6,58 %), Villemandeur en gagne 800 (+ 14,16 %).

Un impact sur les chiffres
de l'emploi

Comme Cepoy, Villemandeur est semi-rurale. L'agglo montargoise n'est pas qu'urbaine. Et cette dualité satisfait les couples avec de jeunes enfants. « Deux tiers des agents de la municipalité de Montargis habitent à l'extérieur de la ville », rajoute Jean-Pierre Door.

Les chiffres du recensement dévoilés mi-janvier pour faire le point sur l'évolution depuis 1999 sont lourds d'enjeu. Lors de ses v'ux, le maire de Montargis avait fait savoir que l'emploi dans le Montargois progressait pendant que le nombre de demandeurs d'emploi augmentait, aussi.

« L'arrivée importante de nouveaux habitants de la région parisienne, sans emploi et qui s'inscrivent au Pôle emploi de Montargis explique en grande part cette augmentation du chômage », avait avancé le maire de Montargis. Effectivement, les personnes qui résident sur le Montargois et qui perdent leur emploi en région parisienne « apparaissent » dans les statistiques montargoises. En 2009, selon l'INSEE, pour 1.090 personnes de l'Île-de-France venant travailler sur le Montargois, il y en avait 6.193 qui faisaient le chemin inverse.

Avec la proximité du bassin parisien, la progression de la population du Montargois (0,8 %) est l'une des plus importantes de la région Centre entre 1999 et 2009. Précision qui a son importance dans toutes les analyses : l'excédent migratoire tient en grande partie à l'arrivée d'une population plutôt âgée. 22,4 % des migrants qui se sont installés entre 2003 et 2008 ont plus de 55 ans.

Du côté des plus fortes hausses sur les 94 communes du Montargois, le village de Thorailles, dans le canton de Courtenay, connaît une progression de 90,36 %, avec 158 habitants.

« Notre population
rajeunit. Ça bouge »,
souligne le maire
de Thorailles

« Depuis les années 70, nous avons un lotissement où il ne se passait pas grand-chose. C'était calme. La tendance s'est inversée et il y a des maisons qui se construisent sur les terrains », souligne André Roy, le maire depuis 1989. « Nous avons de tout. Des gens qui cherchent du calme tout en travaillant sur l'agglomération montargoise ou sur la région parisienne. Fin décembre, nous avons un jeune couple, sans enfant, qui s'est installé. Notre population rajeunit. Ça bouge. »

Alexis Marie

Publié dans Bassin Parisien

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