Pour une Métropole du Grand Paris efficace, s’appuyant sur les dynamiques de territoires

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Vœu du groupe front de gauche de Villeneuve-Saint-Georges

 

vendredi 4 octobre 2013

 


 

Propos de présentation du groupe Front de gauche de Villeneuve Saint Georges autour du vœu sur la métropole.

 

Ce vœu important du syndicat Paris-Métropoleà quelque mois des élections municipales et que nous relayons découle d’une loi qui est sur le point de créer 14 métropoles pour le 1er janvier 2016, avec un statut renforcé pour Paris, Lyon et Marseille. Je rappelle que cette loi impactera directement 30 millions d’habitants.

 

Ces métropoles disposeraient d’importants pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux collectivités locales : le logement, l’aménagement, l’urbanisme, le développement économique, l’environnement, l’hébergement d’urgence, etc.

 

Nous avons souhaitez soumettre ce vœu car il a été voté par la majorité des maires d’île de France au syndicat Paris-Métropole. Parce que le débat doit s’ouvrir en toute transparence vis-à-vis des Villeneuvois et de tous les habitants d’île de france.

 

Pour aller plus loin, je rappelle que les élus du Front de gauche Franciliens expriment clairement leurs inquiétudes car l’objectif affiché ne semble pas via les métropoles d’en faire des structures solidaires, mais « compétitives », c’est à dire adaptées aux exigences de la guerre économique que se livrent les puissances financières.

 

Les décisions seraient prises d’en haut, loin des citoyens et des élus locaux. J’ajoute qu’en plein été le 19 juillet et pour éviter que vous donniez chers collègues élus votre avis sur les métropoles, l’Assemblée nationale a voté en quelques secondes un amendement scandaleux : la suppression de l’obligation de référendum dans le cas de fusion de collectivités ou modifications de limites territoriales. Cet amendement proposé par le député UMP Hervé Gaymard a été accepté par le rapporteur PS du projet de loi et la ministre.

 

Le législateur dans ses premières lectures et le gouvernement suivent à la lettre la recommandation dangereuse de la commission européenne concernant le budget de la France du 29 mai 2013.

 

Avec cette loi, on pourra accélérer l’effacement des services publics dans chaque territoire communal, intercommunal et chaque département. Ces métropoles hyper centralisées, conçues pour augmenter les rendements du privé et au service des plus riches, favoriseront la loi du plus fort. Qu’en sera-t-il de notre droit à réparation à Villeneuve, pour notre territoire trop servant et pas assez servis depuis des décennies.

 

Le projet de loi suscite déjà des réactions qui vont des franches interrogations à la colère. Ainsi dans les Bouches-du-Rhône, pas moins de 109 maires sur 119, et de tous horizons politiques ne cessent de manifester contre ce projet. En région parisienne, 75 % donc des maires du syndicat Paris-Métropole dont notre Maire demandent au gouvernement de revoir sa copie.

 

Dans ces deux régions, dans le Rhône aussi et ailleurs, de nombreux élus et citoyens alertés se prononcent pour une réponse aux besoins métropolitains qui n’a rien à voir avec ces monstres technocratiques que la loi prévoit pour janvier 2016. Répondre aux besoins des populations suppose en effet de la coopération à partir de toutes les politiques publiques qui ont été construites depuis de nombreuses années dans les territoires. Je pense au travail que nous menons déjà avec de nombreuses communes du Sud-est du département et même au-delà.

 

L’Austérité renforcée partout sur le territoire national, s’attaque à l’évidence en catimini à un pan démocratique de notre république, le fait communal si cher à nos citoyens. C’est la régressionde l’action publique territoriale par l’affirmation des métropoles qui nous guettent tous donc.

 

À l’opposé des métropoles autoritaires et intégrées, nous portons le projet de coopératives métropolitaines reposant sur les forces vives du territoire, sur les compétences des élus municipaux, experts comme les citoyens du quotidien.

 

Il y a urgence à mieux répartir les richesses créées au sein des aires métropolitaines, qui ne supplantent pas les communes et intercommunalités, mais les associent. Ces richesses doivent être utilisées pour solidarité et la réduction des inégalités, pour la ré-industrialisation et le développement durable, pour que chaque territoire, chaque commune, soit mieux desservi par les transports par exemple.

Publié dans Grand Paris

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