Mesurer les performances « céréalières » des petites exploitations du Bassin parisien

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Histoire & Sociétés Rurales 2011/2

Mesurer les performances « céréalières » des petites exploitations du Bassin parisienDurant le premier XIXe siècle
Auteur Laurent Herment

Docteur en histoire et civilisation
10, boulevard de Stalingrad
92320 Châtillon
Courriel : <herment@hotmail.com>

Résumé

Si depuis les travaux de Jean-Marc Moriceau et de Gilles Postel-Vinay on connaît assez bien les performances en matière de culture des céréales des grandes exploitations du Bassin parisien au xixe siècle, on ignore tout ou presque de celles des petites. Notre objectif est de proposer une relecture des informations disponibles dans les inventaires après décès de 103 exploitants afin de mettre au jour leurs performances en matière céréalière au sein de deux espaces géographiques distincts, le Vexin français et le canton de Marines, à deux époques : le début de la Restauration et celui du Second Empire. Dans la mesure où, à de rares exception près, il est impossible d’évaluer les rendements céréaliers obtenus par les petits exploitants, nous proposons de substituer à ceux-ci un indice financier composite qui reflète l’investissement en « labours, fumiers et semences » faits et jetés sur la première sole. Il s’agit donc de recentrer l’analyse des performances sur les inputs et non sur les produits. Il ne s’agit pas ici de démontrer que ces performances sont systématiquement meilleures que celles des grandes exploitations, mais de mettre en évidence, à l’aide de modèles économétriques, le fait que dans le Vexin les petites exploitations réalisent des investissements très lourds sur la sole des blés d’hiver, sans pour autant subir des déséconomies d’échelle.



Mots clés
bassin parisien (Gâtinais, Vexin, Beauce), économies d’échelle, grandes exploitations, investissements, petites exploitations agricoles, rendement et efficacité

 


Ajouter au panier (5€)


Abstract
Thanks to the work of Jean-Marc Moriceau and Gilles Postel-Vinay, we know relatively well how large farms of the Parisian Basin preformed in terms of grain-growing duting the 19th century. We know next to nothing about the performance of smaller ones, however. The goal of this paper is to review the available information drawn from the post-mortem inventories of 103 agricultural operators, so as to build a picture of their grain-growing performances within two distinct area, the French Vexin and the district of Marines, and at two different periods, the beginning of the Restauration and the beginnings of the Second Empire. Since it is almost always impossible to assess the yields for grain small farmers obtained, we propose to replace them with a composite financial index reflecting the investment in « ploughing, manures and seeds » made, applied or sown on the first field in the crop rotation. Peformance analysis is thus refocussed on the inputs rather than on the outputs. We are not trying to argue that the yields were systematically better than those of large farms; we merely want to point out through this econometric modelization the fact that in Vexin at least small farms invested very heavily on Winter wheat fields without registering any diseconomy of scale.

Keywords

economies of scale, investments, large farms, Parisian Basin (Gâtinais, Vexin, Beauce), small farms, yields and efficiency

 

Resumen
Si, desde los trabajos de Jean-Marc Moriceau y Gilles Postel-Vinay, conocemos bastante bien los resultados del cultivo cerealero en las grandes fincas del Bassin Parisien en el siglo xix, en cambio no sabemos nada, o casi nada, de lo que ocurre en las pequeñas. Lo que proponemos en este trabajo es una nueva lectura de las informaciones contenidas en 103 inventarios post mortem de labradores. El objetivo es sacar a la luz sus resultados en el cultivo de los granos en dos espacios geográficos distintos, el Vexin français y el cantón de Marines, en dos momentos: a principios de la Restauración y al inicio del Segundo Imperio. Como, en la mayoría de los casos, no se puede medir directamente los rendimientos cerealeros, proponemos sustituir éstos por un índice financiero compuesto, que refleje las inversiones en “labranzas, abonos y simiente” hechas en la primera hoja de cultivo. Se trata pues de hacer más hincapié, en el análisis de los resultados, en los inputs y no en la producción. No se trata de demostrar aquí que estas marcas eran siempre mejores que las de la grandes fincas, sino de evidenciar, gracias a la utilización de modelos económicos, que en el Vexin las pequeñas explotaciones realizaban inversiones muy pesadas en la hoja de los trigos de invierno, sin beneficiarse de deseconomías de escala.

Palabras claves

bassin parisien (Gâtinais, Vexin, Beauce), economías de escala, grandes explotaciones, inversiones, pequeñas explotaciones agrícolas, rendimientos y eficacia

PLAN DE L'ARTICLE

  • Les indices de performances des exploitations. Approche physique et approche financière
    • Les indices physiques de performances
    • Remplacer les indices physiques par des indices financiers ?
  • Modélisation des performances des exploitations
    • Performances différentielles des exploitations
    • Présentation du modèle
    • Différentiels de performance ou de développement ?
  • Annexe I
  • Annexe II
  • Annexe III
  • Annexe IV
  • Annexe

Ajouter au panier (5 €)

 

http://www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2011-2-p-97.htm

Publié dans Bassin Parisien

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article