Mairie de Paris, une vision de la métropole

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

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La coopération de proximité a été le premier axe autour duquel Paris a développé, avec volontarisme, des réponses aux besoins immédiats des collectivités et de leurs habitants. Paris avait, depuis trop longtemps, entretenu un rapport déséquilibré avec les communes voisines, laissant s’installer l’image d’une relation désiquilibrée.

 

La coopération de proximité
 

En premier lieu, un intense travail de couture urbaine était nécessaire, pour rompre avec l’idée d’un périphérique comme limite indépassable entre la capitale et le reste de la métropole. La couverture du périphérique en est le meilleur symbole, en recréant des espaces publics partagés Porte des Lilas et Porte de Vanves. Mais cette préoccupation s’incarne aussi par des sujets de proximité qui impliquent une intervention coordonnée des administrations au quotidien. C’est le cas par exemple de la passerelle du Cambodge qu’il fallait rouvrir pour permettre aux habitants de Gentilly et de Paris de traverser le périphérique, de pistes cyclables butant sur les clôtures d’une propriété parisienne, des espaces délaissés en bordure du périphérique, ou des ensembles de logements gérés par la ville de Paris hors de ses murs… Avec engagement et ténacité, les administrations locales travaillent aujourd’hui ensemble pour faire changer les choses. L’amélioration des liaisons entre Paris et ses voisins a construit un regard nouveau sur l’évolution de la capitale. A l’origine, une attention particulière a été portée au grand projet de renouvellement urbain de la couronne parisienne afin qu’il fasse l’objet d’une large concertation avec les communes riveraines, elles aussi engagées dans des projets de même nature. C’est ainsi que le tracé du prolongement du tramway des maréchaux à l’Est a été modifié pour irriguer au plus près des quartiers en développement. C’est le même état d’esprit qui a animé de longue date la production d’un territoire partagé entre Paris Nord Est (sur 200 ha) et Plaine Commune (sur 800ha). Entre 2005 et 2008, le projet a abouti à la conception d’un réel quartier intercommunal mixte entre Paris, Aubervilliers et Saint Denis de part et d'autre du boulevard périphérique, entre la porte de la Chapelle et la porte d'Aubervilliers. Ainsi, la coopération est passée de projets de couture urbaine à une co-production de morceaux de ville.

De nouveaux quartiers naissent aux anciens confins de Paris, conçus de manière collective:
Clichy-Batignolles, Ivry-Masséna, Bercy-Charenton et Gare des Mines seront de nouveaux centres pour la Métropole. Ils répondent aux impératifs d’une ville du 21ème siècle : basse consommation énergétique, architecture éco-responsable, infrastructures partagées et performantes… Ils sont à l’image de la métropole que la municipalité de Paris veut pour demain, une métropole durable, respectueuse de chacun comme de son environnement.
Enfin, depuis 2002, année du 1er protocole de coopération avec Montreuil, Paris a signé 15 protocoles de coopération intercommunale, une convention de partenariat et deux conférences interdépartementales, avec le Conseil général de Seine-Saint-Denis et celui du Val-de-Marne. Ce mouvement se poursuit. En 2011, une nouvelle convention a été signée avec la Seine-et-Marne, largement centrée sur leur responsabilité environnementale et deux protocoles avec Clichy-la- Garenne et Asnières seront signés dans les prochaines semaines.

 

Les coopérations de projets pour relever les défis partagés

Face à des enjeux partagés, il manquait des outils adaptés pour mettre en partage des savoirs faire, coordonner les interventions. La résorption de l’habitat indigne, la gestion du logement social, l’offre culturelle et de loisirs, la jeunesse, la démocratie locale, l’environnement, le commerce de proximité se sont imposés comme des sujets primordiaux pour la Ville de Paris comme pour de nombreuses collectivités de la métropole, et qui peuvent trouver des réponses collectives. Dans le domaine du logement, Paris a développé des protocoles de cessions foncières du domaine parisien pour permettre aux élus de faire aboutir des projets d’aménagement et de création de logements. Elle a aussi voulu que ses partenariats favorisent la requalification de vastes quartiers - comme à St Ouen autour de l’éco quartier des Docks où, sur 100 hectares, 1000 logements seront construits sur des terrains parisiens ainsi que des locaux d’activité et de commerce et un parc de 12 hectares, à proximité de trois nouvelles écoles et de crèches - à Ivry, ou aux Pavillons-sous-Bois. Pour répondre aux problématiques de l’habitat insalubre, la Ville de Paris a créé en 2010 avec Plaine Commune, la société de requalification des quartiers anciens (SOREQA).
Pour élargir l’offre de transports, Paris soutient des solutions de transports collectifs et partagés en dehors de son territoire. Au-delà de son importante participation au STIF, la capitale a soutenu la création des tramways dans les communes voisines (T8 et T2), connectés avec le tramway parisien T3. Dès l’origine, la Ville de Paris s’est mobilisée aussi auprès des élus franciliens pour imaginer les solutions de demain, en participant par exemple à l’association Orbival, qui préfigure l’aménagement de la section sud du Grand Paris Express. Enfin, tirant les leçons de l’élargissement de Vélib, Paris a conçu dès l’origine l’offre de véhicules électriques en libreservice à l’échelle de la Métropole. La Région, une quarantaine de villes franciliennes et Paris ont créé un outil de maîtrise d’ouvrage nouveau : le syndicat Autolib. Cette nouvelle offre vient compléter le développement des transports en commun, que Paris soutient fortement par sa participation au STIF.

La culture doit également être au coeur de la démarche parisienne. L’engagement de Paris aux côtés de Clichy-sous-Bois dans le projet de la Tour Médicis, marque son ambition d’accompagner la création partout où elle se trouve. Par la mise en réseau des équipements culturels parisiens avec ceux de Clichy-sous-Bois, les échanges proposés pour les écoles, les structures parisiennes se réinventent, s’ouvrent et se nourrissent de ces croisements métropolitains. C’est aussi une nouvelle étape d’une coopération qui a engagé depuis 2005 des actions concrètes vers la jeunesse, telles que l’accueil à Paris de classes découvertes, ou l’ouverture aux Clichois des dispositifs « Paris Jeunes Talents ». L’extension de « Nuit Blanche » au-delà du périphérique et le lien créé avec le Mac Val dans le Val de Marne est un autre exemple de manifestation culturelle enrichie par la métropole.

Enfin, les canaux parisiens doivent devenir un axe structurant du développement de la métropole. Le document stratégique proposé pour organiser leur évolution est à ce titre essentiel. Lignes de vie de la métropole, les canaux parcourent plus de quarante communes et peuvent de manière exemplaire, illustrer une coopération approfondie des collectivités de tous niveaux : conseils généraux, communes, intercommunalités, et bien sûr, la Région. Il y a là un espace majeur –de vie, d’habitation, de déplacements, d’activités- pour l’avenir de l’Est métropolitain.

Faire vivre la métropole parisienne à une échelle plus large

La Ville de Paris est aujourd’hui capable de porter des coopérations plus opérationnelles, à plus grande échelle et avec plus de partenaires. Elle a acquis, grâce à Paris Métropole notamment, une vision partagée de l’avenir commun, relié à l’ensemble de la Région Ile-de-France et au reste du territoire national.

C’est par exemple le sens du projet d’envergure nationale de plate-forme d’expérimentation scientifique sur l’eau Aqua Futura que Paris, Ivry et le Conseil Général du Val de Marne portent en lien avec la Région et en partenariat avec les Universités et des entreprises sur le site Ivry d’Eau de Paris.

C’est aussi dans cet esprit que la municipalité a signé, il y a un an, une convention de partenariat avec le département de Seine-et-Marne. Pour Paris, il s’agit d’accompagner la démarche de développement durable du Conseil Général et d’affirmer que les intérêts futurs de la Ville de Paris sont communs. Paris veut apporter sa pierre à une meilleure performance de la métropole, concrètement, par des projets partagés comme par exemple la mise en place de véritables filières bio, la sécurisation de l’approvisionnement en eau, ou le soutien d’un pôle pour la Ville durable à Champs-sur-Marne.

Avec le partenariat de Paris avec Achères, Paris souhaite être acteur de la redéfinition du système portuaire métropolitain qui concerne tout le monde, mais aussi accompagner la transformation d’un territoire pollué. Propriétaire de plus de la moitié du territoire achérois, la capitale s’est engagée auprès de la commune à lui céder certaines de ses propriétés. La constitution entre Paris, Achères et les principaux partenaires, d’un syndicat mixte permettra d’instaurer une instance de dialogue, d’études et de projets.

Retrouver la façade maritime : Paris, Rouen, Le Havre.

Dès 2009, Paris a voulu coopérer avec Rouen et Le Havre pour développer l’axe Seine. Des colloques réunissant élus et acteurs se sont tenus en 2010 et 2011 au Havre et à Rouen autour de plusieurs priorités : modernisation des ports, promotion de la ligne nouvelle Paris Normandie, valorisation paysagère et touristique d’un environnement exceptionnel, revitalisation industrielle, etc. Et le travail se poursuit en novembre 2012 à Paris, avec un nouveau colloque qui marquera le troisième temps de cette coopération inédite.

La dynamique doit s’amplifier pour achever la carte des coopérations de proximité de la Mairie de Paris et inscrire dans une vision d’ensemble les liens qui unissent Paris avec ces territoires. Un travail est déjà engagé avec Est Ensemble ; il doit aboutir dès cette année. Un travail équivalent doit être conduit avec Grand Paris Seine Ouest. Les coopérations de projet avec la Ville de Paris doivent également s’intensifier et se diversifier en élargissant le périmètre de ses outils. Ce sera le cas pour la SOREQA, et Autolib dont le succès sera la meilleure publicité.

Publié dans Métropoles - Villes

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