Le métro Grand Paris Express trace son chemin en banlieue

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

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Le métro Grand Paris Express trace son chemin en banlieue

Par Dominique Malecot | 18/09 | 07:00

Le premier tronçon du futur métro de rocade du Grand Paris prend forme, les riverains vont pouvoir le découvrir en détail lors d'une vingtaine de réunions. Parallèlement, les pouvoirs publics mettent en place les outils nécessaires au volet économique du projet.

Le métro Grand Paris Express trace son chemin en banlieue

C'est parti ! Après Arcueil la semaine dernière, les responsables de la Société du Grand Paris (SGP) présentent ce soir à Bry-sur-Marne (Seine-et-Marne) la ligne Rouge Sud, premier tronçon du futur métro de rocade Grand Paris Express qu'ils sont chargés de faire construire. Il s'agira aussi d'écouter les habitants et de leur expliquer comment cette infrastructure majeure va s'insérer dans leur quotidien.

A eux seuls, les chiffres ont de quoi faire peur. Quelque 5 milliards d'euros de travaux selon les calculs effectués en 2010, 33 kilomètres de tunnels entre le pont de Sèvres et Noisy-Champs, 16 gares, 1 million d'habitants concernés dans 22 communes s'étendant sur 4 départements et 300.000 voyages par jour. Pour tenir les délais et ouvrir cette ligne à l'horizon 2018, les responsables de la SGP ont prévu de mettre en oeuvre simultanément pas moins de 7 tunneliers qui attaqueront le sous-sol en 6 endroits distincts. Le chantier comprendra aussi un site de maintenance et de remisage des métros et une plate-forme d'entretien de l'infrastructure qui se traduiront par 600 créations d'emplois.

De quoi aussi déranger les riverains pendant les travaux. Aussi la SGP a-t-elle décidé d'approfondir son travail d'explications en organisant une vingtaine de réunions de concertation d'ici à la mi-novembre. Elles sont censées permettre aux habitants de s'approprier totalement le projet et... déminer le terrain de l'enquête publique qui pourrait débuter dès la fin de l'année. « Il s'agit d'une étape essentielle pour un projet que nous réalisons avec les habitants, pour les habitants », indique le président du directoire de la SGP, Etienne Guyo. Plus d'une centaine de comités techniques et de comités de pilotage ont déjà permis d'affiner considérablement le projet.

Très avancé, ce dernier se poursuit au rythme prévu. Les études s'enchaînent. « Nous préparons les dossiers des prochaines enquêtes publiques pour être opérationnels dès que les pouvoirs auront défini les priorités pour réaliser les autres tronçons », poursuit Etienne Guyot.

Campus scientifique

Moins spectaculaire, la mise en place des volets logement et développement économique du Grand Paris se poursuit elle aussi. Le projet de loi de Cécile Duflot « Mobilisation générale pour la construction de logements » est au Parlement. La loi donnera un an de plus pour finaliser les contrats de développement territorial. En attendant, la préfecture d'Ile-de-France continue à préparer le terrain. Elle vient de sélectionner 26 projets, sur les 80 qui lui ont été présentés, pour favoriser le développement économique et l'emploi. Les lauréats vont se partager 2,7 millions d'euros pour donner un coup de pouce à leurs initiatives. Le parc de recherche et d'innovation Cancer Campus, dans le Val-de-Marne, va ainsi pourvoir donner du corps à son projet de campus scientifique et technologique Bioparc. Pour sa part, la Capeb Grand Paris va contribuer à la mise en réseau d'artisans pour qu'ils puissent participer aux divers chantiers du Grand Paris. Autre exemple, l'Etablissement public de Paris Saclay va accroître ses efforts de promotion du plateau de Saclay. Lourde tâche. Si le groupe japonais Horiba inaugure ses nouveaux laboratoires contigus à Ecole polytechnique dans quelques jours, les incertitudes sur la construction du métro et les nouveaux blocages dans le regroupement des universités et grandes écoles risquent de contrecarrer ses efforts.

DOMINIQUE MALÉCOT

Publié dans Grand Paris

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