Le grand bassin parisien marqué par une faible densité de pharmaciens

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens souligne qu’il n’y a pas de «désert pharmaceutique», mais observe que «le nombre de laboratoires de biologie médicale et d’officine» décroît

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Dressant le panorama des officines pharmaceutiques (1), Isabelle Adenot, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP) se réjouit «qu‘il n’y ait pas de désert pharmaceutique», mais observe néanmoins que «le nombre de laboratoires de biologie médicale et d’officines décroît».

Ainsi, comme l’année passée, les jeunes diplômés en pharmacie sont de plus en plus nombreux à ne pas choisir l’exercice de leur profession en libéral. Selon le panorama, «après le niveau historique atteint en 2010, d’"évaporation" de 20% des diplômés depuis moins de 3 ans qui ne s’inscrivent pas à l’Ordre, un nouveau et triste record est franchi en 2011. Ce taux atteint 26%!»
En 2011, on compte «114 pharmaciens de moins (-0,2%) par rapport à 2010. La baisse des effectifs en officines (section A) qui a commencé en 2009 (-0,27%) s’accélère légèrement en 2010 (-0,77%) et se confirme en 2011 (-0,4%). Une stagnation du nombre de pharmaciens adjoints (-0,3%) souligne la tendance pour l’officine. Il en est de même pour la biologie médicale (section G) qui enregistre 2% de baisse cette année (-1,18% en 2010 contre -0,36% en 2009). La stabilisation des effectifs salariés dans l’industrie contraste avec la croissance de l’exercice en établissements de santé qui se poursuit.» Selon le recensement de l’ordre, «la baisse continue du nombre de biologistes et de titulaires d’officines signe une moindre attractivité de l’exercice libéral même si elle n’atteint pas, dans son ampleur, celle qui affecte d’autres professions de santé de premier recours.»
Pour l’Ordre des pharmaciens, «cette tendance, qui va assurément s’accélérer dans les années à venir, ne doit se faire au détriment d’une moindre proximité avec les patients notamment dans certains territoires, zones rurales ou qualifiées comme "sensibles"».

Au nord d’une ligne La Rochelle - Lac Léman, les zones fortement urbanisées se caractérisent par d’importants «sur-nombres d’officines». Pour autant, la plupart des départements de cet ensemble se trouve «au-dessous de la moyenne française qui est de 80 pharmaciens pour 100.000 habitants.
Le grand bassin parisien et les départements limitrophes ainsi que les départements de droit local (la Moselle et l’Alsace où les règles d’implantation étaient historiquement plus strictes) sont marqués par une faible densité de pharmaciens (moins de 70 pharmaciens pour 100.000 habitants).
 
Dans la moitié Sud, la majorité des départements se trouve au-delà de 80 pharmaciens pour 100.000 habitants. On y distingue des zones de forte densité liées au faible peuplement (Limousin, Cantal, Allier, ..) et d’autres liées à la dynamique des zones touristiques en croissance démographique structurelle et saisonnière (Hérault, Bouches-du-Rhône, Var, Savoie…)».
En outre, il est observé que «les pharmaciens biologistes sont plus fortement regroupés dans quatre grands ensembles que sont le Nord du Bassin Parisien (jusque dans le Nord Pas de Calais), le Nord-Est alsacien et lorrain, la façade atlantique et le Sud méditerranéen. Au contraire, une diagonale rurale allant des Ardennes aux Pyrénées révèle une très faible densité.»
Ajoutons aussi que cette année, pour la première fois, le CNOP édite 21 fascicules régionaux.

(1) Panorama des pharmacies au 1er janvier 2012 (PDF, 4 Mo).

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