Le département du Rhône va disparaître pour laisser la place à une grande métropole lyonnaise

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Les présidents du conseil général du Rhône et du Grand Lyon se sont mis d’accord sur un projet de création de métropole européenne à Lyon en 2014. Parallèlement, le département sera amputé du territoire et de la population du Grand Lyon. Un projet qui donnera lieu à une loi en juin 2013.

 

« C’est une loi particulière pour Lyon, qui nécessite d’aller vite pour être mise en application dès 2014 lors des prochaines élections » ont expliqué le mardi 4 décembre 2012, Michel Mercier (UDI), président du conseil général du Rhône, et Gérard Collomb (PS), président du Grand Lyon. Les deux élus locaux-sénateurs ont profité du sommet franco-italien hier pour faire avaliser par François Hollande et Jean-Marc Ayrault un projet préparé depuis plusieurs mois avec les ministres concernés et accéléré depuis 15 jours avec Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l’Etat et de la décentralisation. Ce qui devrait conduire à un projet de loi déposé au parlement en juin 2013.

 

Super métropole - Le nouveau texte devrait entériner la scission –ou disparition sous sa forme actuelle- du département du Rhône et la création d’une nouvelle collectivité territoriale, la communauté métropolitaine ou euro-métropole lyonnaise. Cette « super métropole » sera constituée du territoire actuel du Grand Lyon (58 communes, plus Quincieux à rattacher prochainement) et intégrerait toutes les compétences dévolues au conseil général jusqu’alors (solidarité, logement social, collèges, etc). « C’est une réalité institutionnelle qui collera mieux à la réalité et aux demandes des habitants » justifie Gérard Collomb. Il cite ainsi une nouvelle force de frappe économique pour l’emploi et dans la compétition entre les villes européennes, l’intégration de toute la chaîne du logement social avec l’insertion professionnelle, et le secteur de la petite enfance avec « un grand service articulant tous les modes de garde ». Au passage, le président du Grand Lyon a rendu hommage à son homologue du Rhône qui se dessaisit d’une partie importante de ses compétences: « la pente naturelle des élus est à les conserver et à favoriser l’immobilisme. Si on ne bouge pas, on va vers de grandes difficultés. On a choisi l’efficacité de l’action publique ».

 

Localisation du futur siège - Si le Grand Lyon verra la disparition d’une couche du millefeuille administratif –le département-, rien ne devrait changer pour les habitants du futur Rhône qui conservera ses compétences actuelles sur les terres du Beaujolais et des Monts du Lyonnais.

 

« Ce ne sera pas un département croupion » a tenu à souligner Michel Mercier. Le futur Rhône comptera 435 000 habitants (pour 1,35 million d’habitants au Grand Lyon), soit le 6ème département de Rhône-Alpes, devant la Savoie et l’Ardèche, et un revenu en milieu rural (26 000 euros) supérieur à celui de l’agglomération urbaine. Quant à la localisation du siège du futur conseil général – Tarare, terre d’élection de Michel Mercier, ou Villefranche sur Saône ?- le président botte en touche : « il sera à l’hôtel du département ».

 

Dans l’immédiat, les deux collectivités vont créer un groupe d’étude commun pour travailler dans le détail la répartition des charges et des actifs, ainsi que le transfert des personnels du département à la métropole. Et également régler quelques cas aux conséquences financières délicates, tels que le futur musée des Confluences ou les prêts toxiques du département. Dans ce consensus à la lyonnaise, Gilles Buna, adjoint à l’urbanisme EELV a tenu « à saluer le courage et l’intelligence politique de Gérard Collomb et de Michel Mercier qui marquent, par leurs propositions, une réelle ambition pour notre territoire ».

 

http://www.lagazettedescommunes.com/142057/le-departement-du-rhone-va-disparaitre-pour-laisser-la-place-a-une-grande-metropole-lyonnaise/

Publié dans Décentralisation

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article