La structure régionale syndicale de la grande région Nors Bassin parisien s'est réunie

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Bilan des récoltes et conjoncture, dossiers environnementaux, négociations sur la PAC post 2013… les sujets à traiter étaient nombreux lors de la réunion du conseil d’administration de rentrée de la Fédération régionale agricole Nord-Bassin Parisien.

Jeudi 30 août, les responsables des FDSEA du Nord-Bassin Parisien se sont réunis en Ile-de-France, à Bailly (78), dans le cadre des fermes de Gally et ont eu l’occasion de découvrir le dynamisme de cette entreprise diversifiée. En sa qualité d’hôte, la FDSEAIF par la voix de son président Damien Greffin a pu présenter les caractéristiques de l’agriculture francilienne en insistant sur les spécificités liées à la périurbanité.

Chaque responsable départemental a ensuite pu dresser le bilan de la moisson et aborder les principaux sujets d’actualité de la rentrée syndicale. De manière générale, il a été constaté des rendements corrects, dans la moyenne quinquennale et ce malgré le gel hivernal qui a touché de nombreuses zones de la région. Conjuguée à des prix favorables, la conjoncture est positive en grandes cultures même s’il a été rappelé que beaucoup d’agriculteurs avaient vendu avant l’été et n’ont donc pas profité des prix les plus hauts. De même, chacun a pu insister sur les difficultés que cela entraîne pour l’élevage avec l’augmentation du prix de l’alimentation animale. Unanimement, il a été rappelé que les négociations permettant la répercussion de cette hausse dans toutes les filières devaient s’engager, tout comme la contractualisation inter-filières devait se développer. A ce titre, les FDSEA de l’Oise et de l’Aisne ont fait part de leur expérience concernant un contrat négocié, visant à fournir aux éleveurs un approvisionnement en pulpes surpressées ou sèches, à un tarif préférentiel afin d’assurer un débouché de proximité, sur un volume stable, pour les industriels et les éleveurs.

Les dossiers environnementaux ont également pris une large part dans les débats : entre les négociations zones vulnérables dans plusieurs départements, les plans d’actions dans les BAC, la directive nitrate qui impose les 100 % de couverts, les conclusions des experts qui préparent la 5e directive nitrates, liée au contentieux bruxellois, ou encore la définition des trames vertes et bleues… l’empilement des réglementations sans aucun bilan de ce qui a été mis en place et la surdité de l’administration sont de plus en plus insupportables. Si on ajoute à cela l’inaction des collectivités concernant l’entretien des bordures de route, problème récurrent dans de nombreux départements, on peut grandement s’interroger sur la prise en compte de l’activité agricole par les pouvoirs publics. Comme l’a précisé Thierry Bontour, président de Fédération régionale, tous ces sujets seront travaillés en commun dans le cadre de la commission environnement de la FNSEA Nord-Bassin Parisien et relayés auprès des instances nationales alors qu’une conférence environnementale se préparait.

Les négociations bruxelloises concernant le budget, l’avenir de la PAC et les orientations futures de l’évènement de communication La Nuit verte porté par la Fédération régionale, ont également été largement débattus et seront des sujets particulièrement suivis dans les prochaines semaines.

A ce titre, il a été reconnu par tous que cette rentrée agricole allait être marquée par des échéances importantes pour l’agriculture à propos desquelles chacun devrait être vigilant.

Thibaut LEDERMANN

http://www.fdsea60.fr/sites/d60/actu/syndical/2012/un_rentree_syndicale_chargee.aspx

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