La Région Île-de-France demande à l’État des ressources nouvelles au service des Francilien-ne-s

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Lors de la séance du Conseil régional d’Île-de-France consacrée au budget 2013, les élu-e-s du Front de gauche ont fait adopter une adresse forte affirmant sa volonté de ressources supplémentaires au service des Franciliennes et des Franciliens.

 

Dans cette adresse, la majorité régionale affirme notamment sa volonté d’une « progression des dotations de l’État ».

 

Ce n’est que justice, alors que l’État a transféré à la Région des compétences sans réelle compensation, créant ainsi une dette envers les Franciliennes et les Franciliens de 1,4 milliards d’euros depuis 2006. Une dette dont la majorité régionale demande à nouveau la compensation.

 

Justice encore, quand la Région demande une réforme de la fiscalité locale pour garantir l’autonomie fiscale et des ressources pérennes et dynamiques pour les collectivités. Pour les élu-e-s du Front de gauche, il n’y a pas de démocratie locale sans moyens pour les collectivités !

 

Justice enfin, quand la Région refuse catégoriquement la hausse de la TVA sur les transports publics, sur le logement social et la rénovation des logements : des priorités pour la Région et pour un nouveau mode de développement.

 

Ces ressources sont indispensables, non pas pour l’institution régionale, mais pour les Franciliennes et les Franciliens. Indispensables notamment pour l’amélioration de l’offre de transports publics et la zone unique du pass Navigo : le Front de gauche propose d’y affecter de nouvelles recettes assises sur l’activité économique, car les entreprises sont les premières bénéficiaires de l’amélioration des transports.

 

Pour les élu-e-s du Front de gauche, c’est un acte politique fort de la majorité régionale : un acte utile à toute la gauche. Par cet acte, la majorité exprime avec force sa vision et ses propositions pour une évolution nécessaire des choix nationaux.

Si un tel acte était repris par l’ensemble des assemblées régionales et des collectivités locales, ce serait un point d’appui majeur pour obtenir du gouvernement un changement véritable pour les collectivités locales.

 

Les élu-e-s du Front de gauche se sont donc abstenus sur le volet recettes du budget 2013 pour exprimer tout à la fois leur refus de la contrainte financière imposée aux collectivités locales, et notamment du gel des dotations de l’État, et leur soutien à l’engagement affirmé de la Région en faveur de ressources nouvelles.

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