La région francilienne est la plus exposée à l'habitat indigne

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Le problème devient urgent. L'Ile-de-France est confrontée au problème récurrent en matière d'habitat indigne. Et le constat établi par l'Agence régionale de santé (ARS-IDF) le confirme : la région francilienne concentre 30 à 45 % des logements indignes recensés à l'échelle nationale.


La notion d'habitat «indigne», reconnue par la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre les exclusions de 2009, recouvre l'ensemble des logements représentant «un déni au droit au logement et portent atteinte à la dignité humaine». Elle prend en compte les logements insalubres, qui menacent la santé de ses habitants. En Ile-de-France, « près de 177 445 logements du parc privé étaient en 2010 considérés comme potentiellement indignes », assure l'ARS-IDF.

En moyenne, l'ARS-IDF reçoit 4 500 signalements et plaintes par an. En 2010, sur le territoire francilien, quelque 2 283 logements et parties communes ont fait l'objet d'une procédure alors que, sur l'ensemble du territoire, 400 000 à 600 000 logements sont considérés comme indignes. La petite couronne, en particulier la Seine-Saint-Denis, est la plus exposée, les locataires représentant selon les départements 70 % à 80 % des occupants, d'après une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France (IAU) publiée en 2011. Sur les 887 arrêtés préfectoraux d'insalubrité prononcés par l'ARS-IDF en 2010, la majorité concernait la Seine-Saint-Denis (199 arrêtés). L'ennui, c'est que «beaucoup d'arrêtés d'insalubrité restent sans suite. Les services de l'État hésitent parfois sur les procédures à engager par peur des contentieux portés, et parfois gagnés, par les propriétaires», souligne Anne-Claire Davy, chargée d'étude à l'IAU. De plus, le coût engendré par l'habitat indigne «induit souvent un relogement définitif difficile à mettre en oeuvre, le manque de solutions d'hébergements relais (hôtels, résidence sociales) générant d'importants retards et des surcoûts», précise Anne-Claire Davy.

 

http://www.tessolidaire.com/TPL_CODE/TPL_NWL_ART_FICHE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/70618/1549-lettres-d-information-politiques-sociales.htm

 

Publié par Karim Lakjaâ

Publié dans SDRIF - IDF

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