L'Ile-de-France en 2030, l'occasion d'une joute sur le Grand Paris

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Le débat entamé mercredi sur le schéma d'aménagement de la région Ile-de-France (Sdrif) à l'horizon 2030 a donné une nouvelle occasion de joute sur le Grand Paris, dont la droite remet en doute la volonté du gouvernement de le réaliser.

 

L'assemblée régionale doit adopter d'ici jeudi soir le Sdrif, dont la révision a intégré le projet du Grand Paris Express, ce métro automatique en rocade qui doit structurer le développement de la région capitale.

 

Très offensive depuis la non-inscription d'un milliard d'euros de dotation pour ce projet par le gouvernement Ayrault dans la loi de programmation des finances publiques 2013-2017, l'UMP est revenue à la charge avec une motion de rejet du Sdrif.

 

"Il n'y a pas lieu de délibérer sur le Sdrif tant que les financements du Grand Paris ne seront pas sanctuarisés", a affirmé Faten Hidri (UMP) pour qui "tous les signaux sont au rouge".

 

Mme Hidri a regretté que les députés de gauche n'aient pas voté un amendement présenté quelques heures avant à l'Assemblée nationale par des députés UMP demandant au gouvernement d'inscrire le milliard attendu. La conseillère régionale a rappelé au passage que les élus UMP avaient voté avec leurs collègues de gauche un voeu similaire en tous points lors du dernier conseil d'administration du Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France), qui est en partie maître d'ouvrage du projet du Grand Paris.

 

"Est-ce la meilleure manière de s'adresser à l'Etat de dire que le Sdrif ne vaut plus rien, en dévitalisant la parole de la région ?", a répondu Guillaume Balas, président du groupe PS.

 

"La politique demande un minimum de rapport de force et c'est en affirmant haut nos priorités qu'il sera plus difficile d'argumenter contre", a-t-il plaidé, reconnaissant "espérer obtenir" ce milliard.

 

Gabriel Massou (Front de Gauche) a abondé en ce sens: "La meilleure façon de créer un rapport de force pour obtenir le milliard nécessaire est un vote massif du Sdrif par notre assemblée".

 

La motion de rejet de l'UMP a finalement été repoussée.

 

Le débat sur le Sdrif devait donner lieu à une bataille d'amendements (377 déposés) menée par l'UMP qui en a présenté à elle seule environ 250.

 

Source AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2012 Agence France-Presse.

Publié dans Grand Paris

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