Île-de-France : moteur de la région capitale

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

L'économie francilienne affiche une présence forte dans les technologies de l'information et dans les activités dédiées aux usages du numérique.

En annonçant la création d'un grand quartier numérique à Paris, Fleur Pellerin, la ministre déléguée chargée de l'Économie numérique, a fait des heureux. "Pour l'attractivité de la région, on a besoin d'un navire amiral à l'international, comme en possèdent Londres ou Berlin", se félicite Patrick Cocquet, le délégué général du pôle de compétitivité Cap Digital, qui déplore que la région ait beaucoup plus "de savoir-faire que de faire-savoir". La filière numérique est, de fait, l'un des moteurs de l'économie régionale avec 423 000 salariés et 24 000 entreprises.

L'Île-de-France est spécialisée dans le domaine de la conception et de la maîtrise des systèmes d'information. Avec l'appui d'outils de recherche enviables, elle couve des champions mondiaux tels Dassault Systèmes ou Thales, ainsi qu'un tissu dense de PME. "Toutes ces entreprises se projettent sur le marché mondial avec des investissements lourds", observe Jean-Luc Beylat, le président du pôle de compétitivité Systematic, dont l'usine à projets fonctionne à plein régime avec 1,8 milliard d'euros investis depuis 2005.

"Le territoire ne tire pas uniquement sa force de l'innovation technologique, mais aussi de l'innovation d'usage qui est portée par l'environnement culturel à Paris", assure Sandrine Murcia, la présidente de l'association Silicon Sentier. L'Île-de-France rassemble un écosystème d'entrepreneurs, de porteurs de projets, de compétences métiers, de développeurs, qui est à l'origine d'un bouillonnement autour des contenus et services numériques d'autant plus fort que les marchés sont porteurs.

Alter Way puise son succès à l'open source

Opérateur et intégrateur de solutions open source, Alter Way est l'une des entreprises de référence du secteur avec un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros et 120 salariés. "Nous proposons diverses activités de fond et sommes globalement très présents dans le monde du web qui a explosé grâce à l'open source", explique Philippe Montargès, l'un des fondateurs de la société. Alter Way propose à ses clients une offre verticale, passant par l'intégration, l'hébergement et la formation. La société de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) a également créé la Libre Académie qui forme en interne ses collaborateurs.

Moviken monte dans les bus

En une dizaine d'années, Moviken est devenu un acteur majeur des technologies de l'information au service de la mobilité durable. L'entreprise, dont le siège est implanté à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), conçoit et développe des systèmes pour l'information en temps réel des usagers des transports en commun. Elle propose également une gamme d'équipements embarqués adaptés aux véhicules de transport publics (train, bus, métro, tramway). Moviken a complété son offre en rachetant, en mai, Cromateam qui détient une technologie innovante d'alimentation par énergie solaire des points d'arrêt.

Genious Interactive joue avec la santé

Filiale du groupe Genious (17 millions de chiffre d'affaires, 196 salariés), la société Genious Interactive s'est spécialisée dans le "serious game" appliqué au domaine de la santé. "Nous transformons des jeux en dispositif médical", précise son directeur Pierre Foulon. L'entreprise, basée à Paris, Rennes et Montpellier, a été lauréate du projet MoJOS (Moteur de jeux orientés santé) visant la rééducation des victimes d'un AVC. Elle a aussi été retenue pour CiNAPSe, un projet de ville virtuelle permettant d'appréhender les gestes de premiers secours.

Keynectis, au coeur de la confiance numérique

Keynectis est un éditeur de logiciels de sécurité informatique et un prestataire de services de confiance en ligne. "Notre activité a deux principaux moteurs. Il y a d'abord l'obligation de se protéger de la cybercriminalité en constante augmentation et, ensuite, la nécessité de protéger les échanges de documents en ligne qui va de pair avec l'évolution vers la dématérialisation", précise Pascal Colin, le directeur général de cette société implantée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Keynectis emploie 120 salariés et devrait réaliser 19 millions d'euros de facturation en 2012 avec l'apport d'OpenTrust, racheté en 2011.

Aldebaran Robotics, champion du robot humanoïde

Nao est le symbole de la réussite de la PME parisienne Aldebaran Robotics. Ce petit robot humanoïde d'une soixantaine de centimètres a déjà été vendu à 3 000 exemplaires à des laboratoires et à des universités dans une cinquantaine de pays et cela pour servir à la recherche comme à la formation. La société qui emploie 150 salariés, dont près de la moitié est ingénieur, travaille maintenant sur le projet Romeo. Il s'agit de concevoir un robot de grande taille pour l'assistance aux personnes. Porté au sein du pôle Cap Digital, Romeo représente un investissement de 10 millions d'euros.

Simpoe réduit les coûts de l'injection plastique

Simpoe est un éditeur de logiciels pour simuler l'injection plastique. Ces solutions aident à prendre en compte, tôt dans le processus de conception, les contraintes et les impératifs de fabrication, notamment, pour valider la conception des moules, mais aussi optimiser l'utilisation de la matière première. "Nos produits sont vendus en version indépendante ou intégrée à d'autres logiciels. Ils permettent de réaliser une économie de coûts de production de 20% à 30% et de gagner du temps", indique Thierry Leroy, le directeur général de l'entreprise de Torcy (Seine-et-Marne) qui a réalisé 1 million d'euros de ventes en 2011.

Temis tamise les informations numériques

La société parisienne Temis est un éditeur de logiciels d'enrichissement sémantique. "Nous aidons tous ceux qui traitent de l'information numérique à structurer cette information pour, ensuite, la trier, l'organiser et la diffuser auprès des bonnes personnes. Notre modèle économique repose sur la vente de licences plus ou moins coûteuses suivant le volume d'informations à analyser", détaille Charles Huot, le directeur des opérations. Temis s'appuie sur son propre réseau de vente, organisé par métiers, et sur des partenariats avec des intégrateurs. Elle a réalisé 7,2 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011.

ADN, le gène du doublage numérique

Jeune société parisienne, l'Agence de doublures numériques (ADN) s'est positionnée sur un marché en croissance. La représentation numérique à l'identique d'un acteur ou d'une personnalité sert à tourner des plans qui ne pourraient pas l'être par des moyens traditionnels. Le système de capture développé par ADN vise à reproduire fidèlement la morphologie, l'expression et la texture du visage copié. Ensuite, la doublure est utilisée en postproduction. Pour se différencier de ses concurrents, l'agence propose un contrat qui garantit à la personne doublée un contrôle sur l'utilisation de son image.

Total Immersion, pionner de la réalité augmentée

Total Immersion propose des technologies utilisables sur les téléphones portables, les tablettes ou les ordinateurs. Créée en 1999 et pionnière en son temps, l'entreprise reste le leader mondial de la réalité augmentée. Toujours particulièrement focalisée sur les applications dans la publicité et dans le marketing, la société de Suresnes (Hauts-de-Seine) anticipe à présent d'importants débouchés dans le commerce en ligne, auquel elle soumet des solutions logicielles permettant l'essayage virtuel des produits. Très tournée vers l'international, l'entreprise devrait continuer de profiter de son avance technologique alors que s'amorce la généralisation des usages.

Wallix protège les systèmes d'information

Cette société située à Paris est un éditeur de sécurité informatique, spécialisée dans la gestion des utilisateurs privilégiés. Elle a réalisé 3,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011 et possède une quarantaine de salariés. En pleine croissance, Wallix a engrangé 4 millions d'euros au cours des douze derniers mois. "Cette levée va servir à financer le développement de notre réseau commercial, la structuration de notre équipe R&D et les développements à l'export", précise son président, Jean-Noël de Galzain. Depuis dix-huit mois, l'entreprise a attaqué le marché international grâce auquel elle réalise environ un quart de ses ventes.

 

HOME'N'GO FACILITE LA RECHERCHE IMMOBILIÈRE

C'est pour avoir peiné dans sa quête d'un appartement et s'être épuisée dans ses recherches sur la toile que Margaux Pelen a décidé de créer son site, baptisé Home'n'go, en s'appuyant sur des données libres. « L'idée est d'offrir sur une plate-forme unique toutes les annonces immobilières en les enrichissant d'informations sur les commerces, les services, les équipements, les moyens de transport avoisinants, mais aussi d'indicateurs sur les prix dans le secteur ou les impôts locaux. Le plus difficile a été de comprendre les besoins », assure cette créatrice de 25 ans passée par HEC Paris. La start-up a déjà conclu des partenariats avec deux sites d'annonces immobilières et prévoit d'en signer d'autres. Pour vivre, elle s'appuiera à la fois sur la revente de trafic qualifié et sur l'affiliation.

 

http://www.usinenouvelle.com/article/ile-de-france-moteur-de-la-region-capitale.N185626

Publié dans SDRIF - IDF

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