IAU: Parcours et expériences d'études des Franciliens selon leur origine

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

 Une exploitation de l'enquête « trajectoires et origines »
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 Parmi les immigrés vivant en Île-de-France, un peu moins de la moitié ont été scolarisés au moins en partie en France. La majorité d’entre eux ont été accueillis dans les écoles, collèges et lycées. 
 
 Le niveau d’études des immigrés et descendants d’immigrés résidant en Île-de-France est plus élevé que dans le reste de la France métropolitaine 
 La population majoritaire obtient des diplômes de niveau plus élevé que les descendants d’immigrés, qui eux-mêmes font mieux que les immigrés scolarisés en France. Une partie importante de ces inégalités sont imputables à d’autres caractéristiques sociodémographiques. Néanmoins, le niveau d’études des immigrés et descendants d’immigrés résidant en Île-de-France est plus élevé que dans les autres régions, tout comme celui de la population majoritaire. Quelle que soit leur origine, les familles franciliennes sont fortement investies dans l’aide aux devoirs. Mais les immigrés et descendants d’immigrés semblent plus « captifs » de l’offre publique sectorisée. 
 
 Une expérience plus souvent teintée d’amertume, en particulier en matière d’orientation 
 L’expérience des discriminations concerne au premier chef les processus d’orientation. La perception d’une forte concentration des élèves d’origine immigrée dans les établissements fréquentés pourrait contribuer à renforcer ce sentiment. Cette perception est plus marquée en Île-de-France que dans les autres régions. Les appréciations portées sur l’établissement fréquenté sont un peu moins positives chez les jeunes descendants d’immigrés, en particulier en termes de sécurité, de réputation et d’égalité de traitement. Aussi ambitieux que les autres élèves, ils apparaissent un peu moins confiants dans leur capacité à réussir. 
 
 
 Indicateurs de difficultés scolaires 
  •  Redoublement au moins une fois durant la scolarité. Population majoritaire : 59 %. Immigrés : 63 %. Descendants d’immigrés : 61 % 
  •  Redoublement au moins deux fois durant la scolarité. Population majoritaire : 19 %. Immigrés : 18 %. Descendants d’immigrés : 21 % 
 Fréquentation d’une classe spécifique 
  •  Population majoritaire : 4 %. Immigrés : 12 %. Descendants d’immigrés : 5 % 
 OrientationsSituation après le collège 
  •  Au lycée général. Population majoritaire: 62 %. Immigrés : 40 %. Descendants d’immigrés : 51 % 
  •  Au lycée technologique. Population majoritaire : 12 %. Immigrés : 13 %. Descendants d’immigrés : 15 % 
  •  Au lycée professionnel. Population majoritaire : 19 %. Immigrés : 36 %. Descendants d’immigrés : 26 % 
  •  En CFA. Population majoritaire : 3 %. Immigrés : 4 %. Descendants d’immigrés : 4 % 
  •  Arrêt des études. Population majoritaire : 1 %. Immigrés : 7 %. Descendants d’immigrés : 4 % 
 Poursuite d’études après le lycée 
  •  Population majoritaire : 69 %. Immigrés : 52 %. Descendants d’immigrés : 64 % 
 Les conditions d’études 
  •  Durant sa scolarité, possibilité par l’enquêté de faire ses devoirs dans une pièce où il était seul. Population majoritaire : 83 %. Immigrés : 60 %. Descendants d’immigrés : 75 % 
  •  Obligation de travailler, pendant les études, pour financer les études ou aider sa famille. Population majoritaire : 19 %. Immigrés : 24 %. Descendants d’immigrés : 19 % 

Publié dans Métropoles - Villes

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