Huchon est sûr qu'Ayrault va valider le Grand Paris transports

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Alors que le projet transport du Grand Paris approche du moment-clé des arbitrages de Matignon prévus le 6 mars, Jean-Paul Huchon, président socialiste de le région Ile-de-France, avait convié aujourd'hui quelques journalistes à déjeuner, et posé devant son assiette les éléments de langage à mettre sur la table. Car l'échéance est cruciale: dans un contexte général de resserrement des dépenses publiques, Jean-Marc Ayrault va devoir dire s'il lance un projet de nouveau métro qui devrait coûter 25 milliards et s'il dégage les financements nécessaires pour la remise à niveau de l'existant (le "plan de mobilisation", 7 milliards).

 

Sur tout cela, Huchon est confiant: "J'attends ces arbitrages de manière très positive parce que c'est une occasion pour le gouvernement de montrer qu'il y a là un grand projet avec des effets multiplicateurs". Il se dit persuadé que "Hollande et Ayrault sont convaincus qu'il va falloir que ce projet soit réalisé pour les emplois que le chantier créera et pour l'attractivité du pays". Mieux, "pour Ayraut, ce 6 mars sera aussi important que l'a été le jour de la remise du rapport Gallois". En ces temps de rigueur, a poursuivi le président de la région, "le gouvernement a absolument besoin de montrer que sur un sujet majeur qui concerne des millions de personnes, il y a moyen d'être au rendez-vous". Il voit venir "un exemple de keynesianisme utile".

 

Cette heureuse issue, si elle se confirme, Jean-Paul Huchon est persuadé que les Franciliens la lui devront. "C'est aussi la qualité du dossier que nous avons monté", estime-t-il. Et d'ajouter, évoquant la première mouture du temps de Christian Blanc, l'ex-secrétaire d'Etat au Développement de la région capitale: "La réalité, c'est qu'on a changé le projet. Qu'on le porte, et que je suis le seul capable de le porter". Il se dit d'ailleurs certain d'avoir évité le pire au moment du rapport de Pascal Auzannet qui, en annonçant "brut de décoffrage" que le projet coûterait 10 milliards de plus que prévu, a failli "le tuer" (le projet). "Quand j'ai vu ce truc-là, ajoute Huchon, je me suis dit qu'il fallait que je désamorce la bombe". D'où un communiqué de réaction immédiat.

 

Par ailleurs, Jean-Paul Huchon espérant bien inaugurer le bébé en 2020, on a appris en passant qu'il comptait se représenter aux régionales de 2015.

 

http://grandparis.blogs.liberation.fr/vincendon/2013/02/huchon-est-s%C3%BBr-quayrault-va-valider-le-grand-paris-transports.html

Publié dans Grand Paris

Commenter cet article