Grand Paris : un observatoire contre la spéculation foncière

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Un Observatoire des prix du foncier et de l'immobilier aux abords des gares du Grand Paris va être créé pour éviter la spéculation. (c) AfpUn Observatoire des prix du foncier et de l'immobilier aux abords des gares du Grand Paris va être créé pour éviter la spéculation. (c) Afp

Afin d’éviter la tentation de la spéculation, un observatoire des prix du foncier et de l'immobilier aux abords des gares du Grand Paris va être créé d'ici à l'été afin qu'élus et pouvoirs publics soient informés des évolutions liés au projet de métro automatique. Une convention de partenariat a été signée par le préfet de la région Ile-de-France Jean Daubigny, le président de la Société du Grand Paris (SGP, maître d'ouvrage du métro), Etienne Guyot, et le président de la chambre des notaires de Paris, Christian Bénasse. « Nous avons entre 5 500 et 6 000 parcelles à acquérir, nous avons donc besoin d'être informés sur le foncier. C'est un enjeu important de connaître ce qui va se passer aux abords des gares », a déclaré Etienne Guyot, qui est « souvent questionné par les élus et les citoyens sur les risques d'augmentation » des prix.

Un objectif de 70 000 logements par an

Cet Observatoire tiendra sa première réunion avant l'été. Son périmètre d'observation sera limité à la zone d'attraction directe de chaque gare, estimée à un rayon de 800 m autour de la gare, soit un quart d'heure à pied. Les transactions observées, grâce au concours des notaires, porteront d'abord sur les terrains, maisons individuelles et appartements, puis sur les commerces et locaux d'activités. « Nous avons besoin de ne pas laisser dériver les choses », a souligné Jean Daubigny, surtout quand « notre défi est d'améliorer l'offre foncière et de logement ». L'Ile-de-France, où ne se construisent qu'environ 40 000 logements par an, a pour objectif d'en bâtir 70 000 par an pour résorber la pénurie.

Comment libérer le foncier

« Mesurer les évolutions, cela veut dire que l'on peut utiliser, dès lors qu'il y aurait tension sur les prix, toutes les procédures » à disposition comme « la préemption, l'acquisition à titre conservatoire, le zonage avec Plan d'aménagement collectif », a détaillé le préfet, pour que « cela ne coûte pas trop cher aux collectivités (de faire du logement) et garder la possibilité de créer du logement mixte » en « favorisant la venue d'investisseurs ». Les expropriations, si elles interviennent, seront possibles par des déclarations d'intérêt public (DUP) qui dans le cas du projet Grand Paris, d'intérêt national, devront passer en Conseil d'Etat. « Nous allons négocier au maximum pour acquérir à l'amiable », a toutefois précisé Etienne Guyot.

http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/logement/20130414.OBS7914/grand-paris-un-observatoire-contre-la-speculation-fonciere.html#xtor=EPR-168-[ImmoHebdo]-20130416

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