Grand Paris: la gouvernance et Philippe Laurent

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Sur son blog Philippe Laurent , maire de Sceaux et Vice president de Paris Métropole livre son point de vue .

 

Après les propositions de Bertrand Delanoë, maire de Paris, sur la gouvernance métropolitaine, et comme vice-président de Paris Métropole dont je suis membre fondateur, je me réjouis que Paris s’exprime sur ce point et j'estime que de très grands progrès avaient été réalisés ces dix dernières années pour avancer sur une prise en compte globale du territoire métropolitain.

En effet, la prise de conscience des grands enjeux du territoire, développement économique, transports, logement, attractivité, est désormais largement partagée par tous les élus locaux de la métropole. C’est vraiment un travail considérable qui a été ainsi fait au travers des réunions informelles d’abord, puis au sein de la conférence métropolitaine et enfin de Paris Métropole. L’Etat a lui aussi joué son rôle, de façon un peu brutale parfois, notamment en imposant la loi Grand Paris.

Mais il est temps maintenant de franchir une autre étape. Les changements institutionnels sont devant nous, et il ne faut surtout pas manquer la fenêtre de tir de l’après-présidentielle, car c’est sans doute là que tout va se jouer. Et il y en outre urgence, lorsque l’on connaît l’ampleur des difficultés auxquelles est confrontée l’agglomération. Or, les propositions du maire de Paris, dont on comprend qu’il veut maintenir un certain équilibre et donc ménager toutes les susceptibilités, ne vont pas assez loin. Dans toutes les agglomérations de France, ce qui marche, c’est la collaboration entre les maires, le schéma de la communauté urbaine par exemple, dans lequel chaque commune est prise en considération et où se dégage un fait majoritaire. Il n’y a pas d’autre moyen de construire durablement ensemble. Paris Métropole est d’abord et avant tout l’affaire des maires qui y ont trouvé le lieu pour exprimer les attentes de leur population.

Tout schéma qui négligerait les maires, pour privilégier la survie d’institutions dont on voit l’inadaptation croissante, comme les départements de petite couronne, serait voué à l’échec. Au compromis esquissé par le maire de Paris, je préfère que l’on s’achemine vers une forme de communauté urbaine, avec un vrai patron qui soit légitimé par les maires de l’agglomération eux-mêmes, et qui prenne véritablement en main la politique d’investissement en matière de transports, d’aménagement du territoire et de logement plus que jamais indispensable au territoire métropolitain.
 

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