Grand Paris Express : tout retour en arrière serait incompréhensible et inacceptable

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

 

Christien Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne

Grand Paris Express : tout retour en arrière serait incompréhensible et inacceptable

mardi 29 mai 2012

 


 

La nouvelle ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, n’a pas attendu la publication au JO du décret lui attribuant le dossier du Grand paris, pour évoquer une "réévaluation du projet". "Je vais lancer dans les heures qui viennent, une concertation approfondie avec tous les acteurs, pour évaluer avec eux quel est son avenir, l’évaluation qui en est faite et quelle est la nouvelle donne".

 

Dans un communiqué publié le 25 mai, Christian Favier, président du CG94, met en garde contre toute "remise en cause" du Grand Paris Express".

 

"J’entends et je lis, à l’occasion de la mise en place du nouveau gouvernement, des propos inquiétants sur le devenir de projet de transport du grand Paris Express.

Je tiens à le dire de façon très claire. Toute remise en cause de ce projet qui a fait l’objet d’un accord unanime entre l’Etat, la Région Ile-de-France et les huit départements franciliens, serait incompréhensible pour nos concitoyens et funeste pour nos territoires.

Je m’y opposerai donc avec force.

En effet, l’accord conclu le 26 janvier 2011 et le vote unanime du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris le 26 mai 2011, représentent pour le Val-de-Marne, ses habitants et ses forces vives l’aboutissement d’années d’action avec ORBIVAL pour obtenir une amélioration nette des conditions de déplacement. Trois lignes de métro et dix-sept nouvelles gares viendraient irriguer notre département à partir de 2018.

C’est vital pour la qualité de vie des populations et déterminant pour l’avenir économique des entreprises.

Comme est également vitale la mise en œuvre du plan de mobilisation pour les transports, et notamment la modernisation des RER auquel nous entendons activement contribuer. Sur ma proposition et avec le soutien de tous les élus de gauche, le Conseil d’administration du STIF vient d’adopter un vœu demandant que de nouvelles recettes fiscales leur soient affectées. La mise en œuvre de ce vœu est pour moi une priorité.

Grand Paris Express et plan de mobilisation sont donc deux projets complémentaires et doivent avancer de concert. C’est essentiel pour l’avenir de la région capitale et pour celui de ses habitants. C’est essentiel également pour la croissance, indispensable pour sortir notre pays de la crise. Il faut maintenant que chacun des partenaires tienne les engagements financiers qu’il a pris.

Il ne peut donc être question de revenir d’un centimètre en arrière.

D’autant que le travail technique engagé par la SGP et le STIF en lien permanent avec les collectivités locales avance vite et permet d’envisager sérieusement un démarrage des travaux dès 2014 en Val-de-Marne.

Certes, ainsi que je l’avais dénoncé, le pilotage de ce projet nécessiterait d’accorder une place plus grande aux collectivités locales. C’est la raison qui m’avait conduit en juillet 2011 à présenter ma candidature à la Présidence du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris.

Pour autant les évolutions nécessaires de la gouvernance du Grand Paris ne doivent en rien ralentir le chantier du métro que nos concitoyens attendent depuis trop longtemps.

Je viens de le dire à Jean-Marc Ayrault, premier Ministre dans un courrier que je lui adresse pour lui faire part des sujets prioritaires à traiter en Val-de-Marne pour concrétiser le changement voulu majoritairement par les Val-de-Marnais.

J’ajoute qu’avoir confié ce dossier essentiel pour l’avenir de la Région capitale à une Ministre présidente d’un groupe qui ne l’a pas soutenu à la Région n’est pas forcément le meilleur signe donné sur le sujet.

J’entends donc, avec tous les élus val-de-marnais, avec les acteurs économiques, institutionnels et sociaux, avec les populations être particulièrement vigilant et déterminé à n’accepter aucun retour en arrière sur les trois lignes de métro desservant le Val-de-Marne."

 

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