Géogouvernance, Utilité sociale de l’analyse spatiale

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

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Auteurs : Michelle Masson-Vincent, Nathalie Dubus-ViossatEditeur : QuaeDate de parution : 22 février 2013Public : ProfessionnelsNombre de pages : 204 Aucun avis 0 sur 5

Cet ouvrage part du constat que le concept de gouvernance appliqué dans les politiques de management, et notamment dans les collectivités territoriales, ne permet pas de prendre en compte les idées des habitants et usagers des territoires, qui ne parlent le langage ni des experts ni des élus.

Il s’appuie donc sur le concept de géogouvernance, processus visant à une connaissance partagée du territoire à partir des visions multiples de ses acteurs pour co-construire le territoire de demain à l’aide des outils de l’analyse spatiale. Élaboré par les géographes du groupe intersite « Analyse spatiale et géogouvernance » de l’UMR Espace, ce concept a été enrichi par la confrontation, lors d’un séminaire en 2010, avec des acteurs venant du monde de l’expertise et des sphères politique et médiatique. C’est l’ensemble des travaux poursuivis entre 2007 et 2011 – expérimentations sur le terrain, méthodes innovantes et réflexions scientifiques – que propose le présent ouvrage.

Cette approche place l’information géographique au cœur du processus décisionnel portant sur l’espace de vie. Car les outils numériques propres à la géographie (systèmes d’information géographique, modélisation, Web public…) permettent de visualiser l’espace et ses devenirs possibles, dévoilant ainsi les enjeux d’un territoire : en les rendant visibles et compréhensibles par les habitants et usagers, elle favorise le partage des connaissances et un débat équilibré entre tous les acteurs : experts, décideurs et société civile.

À travers des initiatives menées à diverses échelles en Europe (municipalités, aires métropolitaines, régions, réseaux de grandes villes), cet ouvrage s’attache donc à analyser l’efficacité réelle du concept de géogouvernance en étudiant la nature de l’information mise à la disposition du public, les atouts et les limites de l’utilisation des outils du géographe, les réussites et les échecs dans la construction de la décision.

Sommaire

Partie I : De la gouvernance à la géogouvernance : le vécu des acteurs
Partie II : Outils et démarches dans le processus de géogouvernance
Partie III : Le géographe : un expert scientifique pour communiquer avec l’habitant usager de l’espace

Auteur(s)

Michelle Masson-Vincent était professeure de géographie à l'université Grenoble 1 depuis 1991 et émérite depuis fin 2011. Rattachée à l'UMR Espace en 2004, elle en a co-dirigé depuis 2008 l'axe « Analyse spatiale et géogouvernance – L'utilité sociale de l'analyse spatiale ». Ses travaux ont porté sur l’information géographique, notamment sur la didactique de la géographie – mettre le savoir géographique à disposition des enseignants et de leurs élèves. Elle apporte aujourd’hui son expertise sur la gouvernance au sein d’un projet de recherche à l’université Pablo de Olavide, à Séville.
Nathalie Dubus est maître de conférences en géographie à l'université Grenoble 1 depuis 1995. Rattachée à l'UMR Espace en 1998, elle co-dirige depuis 2008 l'axe « Analyse spatiale et géogouvernance – L'utilité sociale de l'analyse spatiale ». Ses travaux portent sur la modélisation des connaissances en vue de mieux appréhender les savoirs géographiques et de favoriser leur transmission. Elle est aussi conseillère municipale à Toulaud (Ardèche) depuis 2008.

Publié dans Décentralisation

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