Devedjian: "Le SDRIF impose une densité anormale"

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Avec le projet de SDRIF, le Gouvernement, la Région Ile-de-France et les préfets ne cessent d’exiger des élus de la petite couronne qu’ils construisent massivement et qu’ils augmentent la densité de la population. J'ai déjà ici même fait part à plusieurs reprises de mes inquiétudes .

C’est ainsi que pour les Hauts-de-Seine, il est prévu de construire 11 700 logements de plus chaque année à partir de 2013. C’est plus du double de ce qui est fait habituellement !

Aujourd'hui déjà la densité de population de Paris et la Petite Couronne est déjà près du double de celle de l' "Inner London" du Grand Londres.

Chacun le constate, la circulation automobile est proche de l’asphyxie. Car non seulement les élus de gauche refusent tous les travaux de voirie nécessaires à la modernisation du réseau routier, mais ils s’emploient systématiquement à ralentir les flux automobiles : rétrécissement des chaussées, sens interdits aux portes de Paris, multiplication des feux tricolores…

Les transports en commun sont, pour leur part, au bord de l’explosion. Les incidents techniques et les grèves multiplient les retards, les trains sont vétustes, les réseaux, saturés, sont essentiellement destinés à desservir Paris et ignorent la plupart du temps les trajets banlieue-banlieue.

Quant aux travaux du Grand Paris, qui pourraient structurellement améliorer les choses, nous avons tous compris qu’ils ne changeront pas la situation existante avant 25 ans, et les coupes budgétaires dans les investissements ne vont pas arranger les choses.

La situation s’aggrave parce que l’Etat centralisateur concentre le plus grand nombre de ses administrations en région parisienne et tout naturellement l’activité économique s’y coagule. Le vieux slogan « Paris et le désert français » se justifie toujours autant malgré l’attractivité des métropoles régionales. Or la complexité moderne exige plus de décentralisation pour que les bonnes décisions soient prises au bon moment, et l’organisation administrative de nos voisins européens y répond bien plus efficacement.

Mais pour mesurer l’exigence de densité formulée par les pouvoirs publics, il n’est pas inutile de comparer notre situation à celle de Londres qui est également une grande métropole et la véritable concurrente de Paris.

Le cœur de l’Ile-de-France, c'est-à-dire Paris et les départements de la Petite Couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) compte plus de 6,6 millions d’habitants sur une superficie de 762 km², la densité s’y monte à plus de 8 600 h au km². Le cœur du Grand Londres (Inner London) compte moins de 3 millions d’habitants pour 624 km², soit une densité d’environ 4 780 h/km².

Notre densité est près du double de celle des Londoniens et le gouvernement veut aggraver la situation… Etrangement les Ecologistes eux-mêmes encouragent une politique qui pour but et pour effet de faire disparaître les espaces verts privés, qui pourtant profitent à tous . C’est notre qualité de vie qu’on veut détruire.

http://www.patrickdevedjian.fr/actualite/hauts-de-seine/300%20%3Ca%20href=

Publié dans SDRIF - IDF

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