Décentralisation, le "Manifeste de Champagne-Ardenne"

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

 

"Manifeste de Champagne-Ardenne" initié par le groupe communiste et soutenu par le président de région ainsi que les groupes de la majorité de gauche.

Ce document de cinq pages, liste toutes les attentes avant l’acte III de la décentratisation et la négociation du futur contrat de plan.

LE MANIFESTE DE CHAMPAGNE-ARDENNE

soutenu par

Jean-Paul Bachy, président du conseil régional de Champagne-Ardenne
Karine Jarry, présidente du groupe communiste
Olivier Girardin, président du groupe socialiste
Valérie Labarre, présidente du groupe EELV

30 ans après, la décentralisation continue de s’imposer comme une évolution irréversible dans la mise en œuvre des politiques publiques. Décentraliser, ce n’est pas seulement démocratiser, en rapprochant le pouvoir des citoyens. Raccourcir les circuits de décision est aussi un moyen de les rendre plus efficaces.

 

Depuis les grandes réformes de 1982, de nombreuses modifications sont intervenues dans le système institutionnel. Des reculs sont apparus, en particulier depuis la mise en application de la loi de décembre 2010, qui prive l’ensemble des collectivités de leurs marges de manœuvre.

 

L’actuel Gouvernement veut relancer le dossier en ouvrant au Parlement un débat sur l’acte III de la décentralisation. Pour les régions, c’est une réelle opportunité. Car, nous sommes, cette année encore, dans l’obligation d’élaborer notre budget sous une contrainte financière telle que les moyens dont nous disposons restent insuffisants face aux besoins identifiés pour le développement de notre territoire au profit de ses habitants.

 

Comme en 2012, le poids des dotations en provenance de l’Etat dans les ressources financières de notre région reste de l’ordre de 93 % dont une grande partie est fléchée directement sur des projets cofinancés par l’Etat par convention. Les marges d’autonomie dans nos décisions sont de plus en plus réduites alors que les besoins des champardennaises, champardennais et du tissu économique régional sont au plus haut dans un contexte de crise.

 

Le levier financier laissé aux régions est en diminution, quand la consommation de carburant baisse, ce qui va dans le sens d’une réduction de la dépendance à l’énergie carbonée, ou quand le glissement vieillesse technicité de nos agents fait légitimement croître la masse salariale, est-il normal que ces évolutions, qui vont dans le sens de l’intérêt général, pénalisent le budget d’une région du fait d’une fiscalité qui donne des signaux contradictoires à ce qu’il nous faut pourtant encourager et du transfert de charges non financées ?

 

Parce que notre région accusait un retard important en terme de grands investissements, la majorité régionale s’est attelée depuis 2004 à rattraper une grande partie de ce retard participant activement au financement d’importants projets dans le domaine du soutien au développement des territoires, celui de la formation professionnelle, des transports publics régionaux, du soutien à l’activité économique régionale, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, le développement culturel et touristique, les lycées, la jeunesse ou encore la santé.

 

Ces efforts de long terme prendront toute leur dimension au fil des années. Ils doivent permettre de répondre au défi d’un territoire dont les spécificités recèlent nombre d’atouts mais aussi certains freins qui entravent son développement.... - Lire la suite du "Manifeste Champagne Ardenne (5 pages)"

 

Publié dans Décentralisation

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