Bassin parisien, des terres agricoles affichent les tarifs les plus élevés

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Les prix des terres s’accroissent, les disparités aussi

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Quelque 5 430 € l’hectare de terre ou pré libre : tel est l’un des chiffres clés de l’analyse annuelle réalisée conjointement par la Fédération nationale des Safer. Dans un marché du foncier rural en nette reprise en 2011, le segment des terres agricoles est dynamique. en hausse de 6% entre 2010 et 2011, le prix moyen de la terre agricole libre poursuit la hausse initiée en 2010, à la faveur de taux d’intérêts réels qui restent bas et de l’amélioration du revenu agricole depuis la fin 2010.
Les terres louées restent en retrait, à 3 830 €/ha en moyen-ne, soit une hausse de 3% en un an, tandis que le vignoble sous appellation frôle les 100 000 €/ha. Pour Robert Levesque, directeur de Scarf Terre d’Europe, la hausse des prix s’explique par plusieurs facteurs : des besoins croissants en terres agricoles, leur qualité de valeur refuge, ainsi que la réduction du marché des terres libres. En effet, 2011 est marqué par un changement symbolique mais notable : pour la première fois, les échanges de biens déjà loués deviennent plus importants que les échanges de biens libres. Une tendance qui pourrait pénaliser les installations, interprète la FNSafer.


Les terres en grandes cultures sont les plus chères


Ces prix moyens des terres agricoles cachent de fortes disparités selon les types de productions d’une part et selon les régions d’autre part. Les prix des terres libres varient par exemple de 4 150 €/ha dans les zones d’élevage à 6 000 €/ ha dans les zones à dominante céréalière et s’élèvent en moyenne à 5 800€/ha en polyculture-élevage. Le Bassin Parisien, les plaines du Nord affichent les tarifs les plus élevés, dépassant souvent les 6 500 €/ha Des niveaux comparables à ceux atteints sur le pourtour méditerranéen, où une agriculture souvent maraîchère et fruitière irriguée, à forte valeur ajoutée et proche des bassins de consommation, pousse les prix à la hausse.

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