Abandonner le Grand Paris ou l'intégrer dans le SDRIF ?

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

Le SDRIF et le Grand Paris

Faut-il abandonner le projet du Grand Paris ?
Comment l'intégrer au SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile de France)? par Georges Buisset

http://perso.ovh.net/~georgesbs/villebon-son-secteur/le-sdrif-et-le-grand-paris.html


"Je crois qu'il faut avant tout accepter que le débat est loin d'être clos et que de rendre le SDRIF compatible avec le Grand Paris a bien d'autres conséquences que d'accepter la ligne rouge du métro automatique qui d'ailleurs ne vient pas du projet sarkozien du Grand Paris mais du projet régional lui-même en matière de transport.

 
Le Grand Paris ???
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le problème est qu'il est tout sauf un problème de transport, le futur métro automatique n'était là que pour pour servir de booster à l'aménagement de la Région Ile de France en une ceinture de de zone High Tech à relier entre elles, à des fins de compétition entre les métropoles mondiales, et cela à l'envers du souci de prendre en compte les besoins des franciliens.

Bien entendu une fois passé l'accord avec la région, le projet Arc Express a été intégré dans le projet du Grand Paris, mais ce n'est pas une raison pour regarder le projet dans son ensemble, avec un projet dont la gouvernance date du régime de Napoléon III et qui déséquilibre gravement les territoires au profit d'un intérêt de points de croissance hypothétique, toujours dans le même modèle économique qui aujourd'hui permet de faire croire à l'utilité de l'aéroport de Natre Dame des Landes, demain à l'extraction des gaz de schistes ;-)...

De plus le projet du Grand Paris a été voté dans l'urgence par un Etat-UMP comme une véritable arme de guerre à opposer au Schéma Directeur d'Ile de France approuvé par le Conseil régional le 25 septembre 2008.

Lisez ci-dessous la position du conseiller général EELV des Hauts de Seine Vincent Gazeilles

Le Grand Paris de la démesure

Plateau de Saclay

Au delà de sa belle communication, le Grand Paris ne répond pas à ces objectifs. Une révision s'impose.


Même si la ligne verte est compromise dans les arbitrages, la ville nouvelle reconnue dans le SDRIF par les deux pastilles rouges sur la ZAC Polytechnique rendra le métro automatique indispensable.

Pour en savoir plus ...
 


Nous créons le rapport de force pour que notre ministre qui de manière plus subtile cherche à modifier le Grand Paris ait davantage les coudées franches, de même que Dominique Voynet demandait à son époque la mobilisation militante qu'elle n'a pas eu suffisamment pour pouvoir refuser franchement les OGM ou l'enterrement des déchets radioactifs à Bure ...

Je confirme que ce n'est pas la ligne rouge qui en effet me parait nécessaire, mais un projet global d'aménagement du territoire avec des projets sur lesquels nous demandons un droit d'inventaire comme le cluster scientifique sur le Plateau de Saclay qui déshabille le reste de la recherche parisienne pour habiller le Plateau ou encore le Triangle de Gonesse.

En Avril 2012, François Lamy imposait un Protocole qu'il avait préalablement négocié avec l'UMP local, remettant en cause les acquis de la motion de Mai 2011. Les élus écolos ont été débarqués de l’exécutif CAPSIEN en Juin dernier.

Néanmoins, le débat n'est pas clos puisqu'il ne faut pas isoler les transports du développement de logement urbain, par exemple sur le Plateau de Saclay. Je suis très pragmatique, si il était justifié de dépenser 2500 millions d'Euros pour mettre en place des transports collectifs décarbonés, mais le besoin est estimé aujourd'hui à 5000 voy /h en rythme de croisière sur le plateau...sauf à ce que la ville nouvelle de 50 à 100 000 habitants voit finalement le jour!

Nous savons que l'université Paris-Saclay n'est que le cheval de Troye d'un projet urbain ou la baronnie Palaisienne a vocation à devenir la plus importante en Essonne, en terme d'habitants. Les pastilles rouges du SDRIF permettent de résoudre le chicken-and-egg dilemma : Posons 10 000 logements (30 000 personnes) sur le plateau et le métro lourd s'imposera.

Là franchement ça touche à la mégalomanie. On bouffe l'espace dédié au développement du campus Paris Saclay, plus de place non plus pour le devéco de valo de la recherche, des problèmes de réseaux énormes du fait d'une hydrologie singulière...sauf à bouffer le reste des terres soit-disant sanctuarisées par une loi!

Il est donc nécessaire de retirer ces pastilles de densification qui viennent d'être rajoutées dans ce SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile de France), et de renoncer au financement de la ligne verte.

Pour moi nous créons le rapport de force pour que notre ministre qui de manière plus subtile cherche à modifier le Grand Paris ait davantage les coudées franches ;

Vous trouverez ci-dessous le texte de la pétition.
Comme annoncé, nous avons rédigé et mis en ligne la pétition demandant un moratoire immédiat pour le Grand Paris.

Elle est initiée par des personnes de tous les départements de l’Ile de France.

Avec le Grand Paris, derrière les projets apparents d'amélioration de certains transports franciliens, se mettent en place plus discrètement des délocalisations d’emploi sur des pôles de concentration éloignés de l’habitat, ainsi qu’une consommation de terres agricoles précieuses à conserver.

Ces délocalisations d’emploi feront perdre tout le bénéfice des améliorations des transports.

Tout cela, pour le profit de quelques uns et au détriment du plus grand nombre, aggravera encore le déséquilibre entre l’Ile de France et les autres régions au détriment de l’emploi local.

C’est pourquoi la Coordination pour la Solidarité des Territoires en Ile de France (COSTIF) se mobilise contre cet aspect caché du projet de Grand Paris, et demande un MORATOIRE IMMEDIAT sur le projet de Grand Paris dont la logique de fond est profondément inégalitaire et destructrice.

Notre protestation n’est pas que Francilienne, car les autres régions françaises sont aussi concernées par les conséquences néfastes de ce projet qui renforce l'hyper-concentration des richesses en Ile de France."
Projet de "cluster" scientifique sur le plateau de Saclay

STOP AU GRAND PARIS


Stoppons le projet de Grand Paris de la démesure, de la finance, de la spéculation immobilière, d’opérations dévoreuses d’espaces agricoles, de la dégradation de l’environnement, de l’aggravation des inégalités…

Des habitants de l’Ile de France, des membres de collectifs et d’associations soutenus par la Coordination pour la Solidarité d’Ile de France et contre le Grand Paris (COSTIF) vous appellent à une signature de cette pétition pour un moratoire du projet Grand Paris :

Le Grand Paris avance masqué en faisant miroiter aux élus locaux des investissements publics, aux habitants des créations d’emplois et de nouveaux transports.

Au contraire, le projet du Grand Paris va concrètement :
Grand Paris : tronçon souterrain du métro (???)

  • - concentrer l’emploi sur quelques pôles (450 000 m² de bureaux supplémentaires à la Défense, campus de Saclay, pôle d’affaires du Grand Roissy…)

  • - faire disparaître des emplois de proximité en les déplaçant ou en les concurrençant,

  • - accroître la relégation des populations modestes dans des zones de moins en moins favorisées,

  • - détruire des terres agricoles très fertiles (plateau de Saclay, triangle de Gonesse, Plaine Monjtean, site du projet « Village nature », Plaine de la Goële et du Multien, plaine d’Achères…),

  • - détériorer durablement les conditions de la recherche en imposant l’opération campus Paris-Saclay,

  • - favoriser encore plus la spéculation foncière,

  • - renforcer toujours l’hypertrophie de l’Ile de France préjudiciable aux autres régions, qui se voient vidées de leurs populations actives, les plus jeunes et les plus qualifiées. Cette hypertrophie dégrade chaque jour les conditions de transport de centaines de milliers de Franciliens, sur la route, comme dans le RER !

  • - augmenter les nuisances environnementales comme le trop plein de déchets (stockage, incinération) et les pollutions néfastes pour la santé (air, eau...).


Dire Stop à ce Grand Paris, ce n’est pas refuser l’amélioration indispensable des transports au niveau régional, c’est dire non à un Grand Projet Inutile, Imposé, démesuré et coûteux ne répondant pas aux besoins des habitants, destructeur du tissu économique et des terres agricoles fertiles du pourtour parisien.

Dire Stop à ce Grand Paris, c’est refuser les prérogatives abusives de l'État au détriment des pouvoirs des communes, intercommunalités et de la région.

Dire Stop à ce Grand Paris, c’est demander pour tout projet d'opération d’aménagement du territoire un véritable débat sur l’opportunité et un réel accès aux informations, en apportant des moyens aux associations et aux collectifs pour faciliter l’élaboration de leur contre expertise.

Dire Stop à ce Grand Paris, c’est demander dès à présent l’arrêt des projets suivants : Europa City à Gonesse - extension de l’aéroport de Roissy - campus Paris-Saclay – Village Nature - développement de la Défense, ainsi que la suppression des projets de métro et gares dans les zones agricoles et la fin du gaspillage provoqué par les créations d’établissements publics (Société du Grand Paris, Etablissement public Paris-Saclay).>

Nous soussigné/es, demandons au Premier Ministre un moratoire immédiat sur le Grand Paris, afin que s’engage une réelle concertation pour :

  • 1) relocaliser des emplois dans les lieux de vie des habitants, réduisant la demande de transports.

  • 2) améliorer en priorité et en urgence les réseaux existants et créer des transports de proximité à partir d’une véritable analyse des besoins.

  • 3) nourrir davantage les Franciliens avec les produits des terres agricoles préservées.

  • 4) permettre une véritable égalité et solidarité entre tous les territoires d’Ile de France."


Premiers signataires :

Claudine Parayre (Plateau de Saclay, Yvelines), Laurent Sainte Fare Garnot (Plateau de Saclay, Yvelines), Bernard Loup (Triangle de Gonesse, Val d’Oise), Franck Rolland (Seine et Marne), Jean Pierre Petit (Paris), Vincent Gazeilles (Hauts de Seine), Anny Poursinoff (Yvelines), Pascal Sarah (Seine Saint Denis), Edith Louvier (Plateau de Saclay, Essonne), Marc Kiény (Val d’Oise), Cyril Girardin (Plateau de Saclay, Yvelines), Farid Djabali (Seine et Marne), Claire Le Cornec (Plateau de Saclay, Essonne), Anne Le Guenniou (Hauts de Seine), Mickaël Correia (Paris), Emmanuel Boutet (Val de Marne).
http://perso.ovh.net/~georgesbs/villebon-son-secteur/le-sdrif-et-le-grand-paris.html
Le projet complet de réseau de transports en commun du Grand Paris Express est hors de prix (évalué à 35 milliards). Investir de telles sommes sans réflexion critique sur le choix des technologies et des matériels au regard des besoins est irresponsable. C'est la meilleure façon de vider les caisses pour de luxueux aménagements et être incapable ensuite d'assurer la rénovation, l'amélioration ou l’extension des métros, RER, tramways et bus existants.

Si une rocade en zone dense autour de Paris apparaît utile pour anticiper la baisse inévitable de la circulation routière, une analyse fine des besoins et des coûts doit permettre une planification plus optimisée.

Un développement équilibré et durable de notre région et des autres régions françaises implique l'arrêt de l'extension de l’Île-de-France, la préservation indispensable de toutes les terres agricoles et des espaces de nature, la possibilité de se loger dignement et de se déplacer via des transports en commun adaptés aux besoins et correctement entretenus.
Loin des enjeux de qualité de vie et de développement durable, le projet de Grand Paris nous promet une extension tous azimuts de l’Île-de-France via des projets urbains conséquents, un accroissement de la population et de très coûteuses lignes de transports hors des zones d'habitation, pour un montant total estimé de plusieurs dizaines de milliards d'euros !

Même si proche de Noël, il faut avoir le courage de dénoncer ce projet pharaonique, alors que la crise, la dette et le contexte de rigueur actuel nous imposent de faire au mieux avec peu.

Initié par le gouvernement précédent, ce pilotage étatique d'une région est d'abord la négation du principe de décentralisation qui donne aux conseils régionaux la maîtrise de leur devenir.

Ensuite, le choix de soutenir financièrement une attractivité et un développement sans limite de la région parisienne s'oppose directement au développement équilibré de la France, alors que d'autres territoires sont plus en difficulté en province.

La concentration d'activités et de populations pose plusieurs problèmes dont la hausse inévitable du coût des terrains, des logements ainsi que le bétonnage inacceptable de zones boisées, non construites ou agricoles (plaines de Saclay ou de Montjean etc.).

Le Grand Paris vise 70 000 nouveaux logements par an mais oublie les annexes (crèches, écoles, espaces divers, déchetteries, plate-formes multimodales, gestion des marchandises etc.).

 

Publié dans SDRIF - IDF

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