40 % des céréales transportées dans le Bassin parisien, le sont par voie fluviale

Publié le par Observatoire Rémois du Bassin Parisien

La filière céréalière veut doubler, d'ici à 2020, la quantité de grains transportée par voie d'eau. Un protocole en ce sens a été signé, mercredi, avec Voies navigables de France. D'autres filières agricoles vont lui emboiter le pas : les oléoprotéagineux (dès le jeudi 11 octobre 2012), les coproduits et les engrais.

 

A l'occasion du conseil spécialisé de FranceAgriMer réuni le 10 octobre, la filière céréalière a signé, avec Voies navigables de France (VNF), un accord-cadre se donnant comme perspective un doublement de la part de marché détenue par le transport fluvial dans la commercialisation des céréales.

 

Cette part de marché se situerait globalement autour de 12 % en France, avec des pointes autour de 40 % dans le Bassin parisien ou le Nord-Pas-de-Calais, alors qu'elle ne dépasse pas 10 % en Picardie ou en Champagne-Ardenne. C'est dans ces régions, sous-utilisatrices de la voie d'eau, que se situe « l'enjeu n° 1 » de cet accord-cadre, souligne Rémi Haquin, président du conseil spécialisé des céréales de FranceAgriMer.

 

Le transport fluvial, « plus sobre » en énergie et moins émetteur de gaz à effet de serre, est également le plus économique, fait valoir VNF. Sur un trajet type de 350 km, acheminer 1 tonne de céréales coûte 22 € en train, 21 € en camion, 17 € sur une péniche de petit gabarit, 13 € sur une barge de grand gabarit. Ces chiffres s'entendent postacheminement final inclus, précise VNF.

 

Un quart des produits agricoles est actuellement transporté par voie fluviale. Une proportion qui a déjà doublé depuis les années 1990, remarque Rémi Haquin.

 

B.Co.


http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/cereales-la-filiere-croit-a-la-voie-d-eau-63168.html

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